de l’économie ivoirienne (Paca-CI), avec le soutien de la Banque africaine de développement (Bad).
Son ambition est de renforcer les capacités techniques et managériales des FinTech, de favoriser l’émergence de solutions financières innovantes et adaptées aux besoins des populations et, à terme, de consolider l’écosystème national. Coordonnateur du Paca-CI, N’da Mougo Komenan a replacé cette initiative dans une ambition plus large.
Pour lui, l’inclusion financière constitue un levier essentiel de transformation économique, car une économie ne peut pleinement se développer si une partie importante de sa population et de ses acteurs économiques reste en dehors du circuit financier. L’objectif est donc de permettre au plus grand nombre d’épargner, d’effectuer des transactions, d’accéder à des services financiers adaptés et surtout d’obtenir des financements pour développer des activités économiques.
Cette orientation rejoint les priorités du Pnd 2026-2030, qui fait de la transformation numérique, du développement du secteur privé et de l’inclusion financière des leviers de transformation économique. Doté d’un financement de 10 milliards d’unités de compte, le Paca-CI repose sur une approche globale de l’amélioration du climat des affaires.
Il intervient notamment dans la facilitation de l’investissement, l’amélioration de l’environnement des entreprises, l’accès au financement, la digitalisation des Pme, l’accès au marché et le développement de l’entrepreneuriat. Le programme compte 32 projets.
Trois projets de l’Apif contribuent directement à l’objectif d’inclusion financière. Ils portent notamment sur la transformation digitale, l’éducation financière numérique et l’accompagnement du secteur des FinTech. Ces trois interventions représentent un engagement de près de 900 000 unités de compte. Au-delà du développement d’un secteur technologique, l’enjeu est désormais de mettre l’innovation financière au service de l’économie réelle.
Les pouvoirs publics attendent ainsi du projet qu’il fasse émerger des solutions concrètes, accessibles et adaptées aux populations encore éloignées du système financier. La mission entre désormais dans sa phase opérationnelle. Le cabinet retenu, le Bureau d’études de développement électronique et technologique, doit présenter sa méthodologie et son chronogramme d’intervention.
L’objectif affiché est de faire franchir aux FinTech ivoiriennes un nouveau cap : passer d’un rôle principalement centré sur les paiements à celui d’acteurs à part entière du financement, de l’innovation et de l’inclusion économique.
E.K.