Désormais, chaque fédération dont la Fédération ivoirienne de football (Fif) pourra bénéficier d’un financement pouvant atteindre 393 millions de Fcfa, contre 112 millions en 2021.
Avec cette nouvelle répartition, chaque association membre pourra désormais bénéficier d’une subvention annuelle pouvant atteindre 700 000 dollars, soit environ 393 millions de Fcfa, sur la base d’un taux indicatif de 1 dollar pour 561 Fcfa. De leur côté, les unions zonales verront leur enveloppe annuelle passer de 750 000 à 900 000 dollars, soit de quelque 421 millions à 505 millions de Fcfa.
Cette décision marque une nouvelle étape dans la politique de financement du football africain engagée sous la présidence de Patrice Motsepe, avec l’appui du Comité exécutif de la Caf. L’objectif affiché est de permettre aux fédérations de renforcer leurs capacités opérationnelles, d’améliorer leur autonomie financière et de bâtir des structures capables de soutenir durablement le développement de la discipline.
L’évolution des subventions illustre l’ampleur de cette politique. En 2021, les associations membres percevaient chacune 200 000 dollars par an, soit environ 112 millions de Fcfa. Cette enveloppe a ensuite été portée à 400 000 dollars, avant de passer à 525 000 dollars, puis à 700 000 dollars. Le montant actuel représente ainsi une progression de 250 % par rapport au niveau de 2021. Pour les fédérations africaines, ces ressources supplémentaires constituent une occasion de consolider leurs programmes et de mieux répondre aux exigences du football moderne.
Les fonds doivent notamment contribuer au développement du football des jeunes et du football féminin, à la formation des joueurs, des entraîneurs et des arbitres, ainsi qu’à l’amélioration de l’administration et de la gouvernance des fédérations. Ils peuvent également soutenir la mise en œuvre de programmes durables au bénéfice de l’ensemble des acteurs du football.
Au-delà de l’augmentation des enveloppes, l’enjeu réside dans l’utilisation efficace des ressources mises à disposition. Pour les fédérations, il s’agira de transformer ces financements en projets concrets, en infrastructures adaptées et en dispositifs de formation capables de produire des résultats sur le long terme.
Cette hausse constitue donc un levier supplémentaire pour le football africain. Son impact dépendra toutefois de la capacité des associations membres à gérer les fonds avec rigueur, transparence et une vision durable du développement.
A.KONE