Pourriez-vous faire l’état des lieux des différentes procédures judiciaires contre les cadres du Ppa-Ci dont vous assurez la défense ?
Je ne sais pas exactement les dossiers, vu que je ne les ai pas sous les yeux en ce moment. Cependant, ce que je peux vous dire concerne ceux qui sont passés devant la justice. Sur les récentes convocations, il y a le ministre (Koné) Katinan, le ministre Dano Djédjé, le vice-président (du Ppa-Ci) Emmanuel Ackah, le responsable financier, monsieur Billaud Daniel, et puis monsieur Koua Justin.
En dehors de ces personnalités, y a-t-il d’autres convocations ?
Oui, il y en a qui vont suivre… Mais je souhaite ne pas en dire plus.
Que reproche la justice ivoirienne à vos clients ?
Ce sont les mêmes accusations qui sont reprochées à monsieur Katinan Justin qui leur sont également reprochées. Tous les mêmes chefs d’accusation, les dix-sept (17).
Y a-t-il des procès en vue ?
À l’instant où nous parlons, des procès ne sont pas prévus. On est en pleine information, c’est-à-dire en pleine enquête. Pour le moment, il n’y a pas de procès. Lorsque l’enquête est bouclée, et que le juge estime qu’il y a des charges suffisantes retenues contre eux, alors, on les renvoie en procès, en juridiction de jugement. Pour le moment, on est à la juridiction d’enquête. Ce ne sont que des enquêtes qui sont menées. Donc, ils sont présumés innocents.
Comment votre client, Justin Koné Katinan, vit-il son incarcération ?
J’ai pu rentrer en contact avec monsieur Justin Koné Katinan. Ce qu’il faut noter, c’est que, c’est un homme politique. Il suit l’évolution de sa procédure sereinement. Il n’y a pas de problème, il n’est pas ébranlé.
Il n’est pas ébranlé, dites-vous ?
Oui, bien sûr. Même s’il n’accepte pas la situation, il ne l’accepte pas parce que, comme je l’ai martelé au début (de l’affaire), c’est une situation injuste. Une injustice qui a déjà été émise à son encontre, dans la mesure où on doit respecter les règles, les règles de forme et de matière. Ce que moi-même son avocat, je n’accepte pas et que je dénonce, c’est le fait que les règles de procédure, de forme n’aient pas été respectées. Nous avons dénoncé toutes ces irrégularités. Nous attendons de la juridiction qu’elle les prenne en compte.
Source L’inter