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Marquée par une forte présence d’un parterre de personnalités, dont la présidente du Sénat, Kandia Camara, marraine de l’événement, des membres du gouvernement ivoirien, ainsi qu’une importante délégation gabonaise conduite par le ministre de la Culture et le représentant du chef de l’État du Gabon, pays à l’honneur. Elle a été dominée par le discours du ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, qui a appelé la jeunesse à s’approprier l’intelligence artificielle comme levier de développement.
Ancien directeur général d’une compagnie de téléphonie mobile, partenaire historique du Femua, et habitué du festival, le ministre a livré une allocution dense, articulée autour des enjeux stratégiques de l’intelligence artificielle. « Le thème qui nous réunit nous place au cœur du défi majeur de notre siècle », a-t-il d’entrée souligné, évoquant un marché mondial de l’Ia appelé à dépasser les 2 000 milliards de dollars d’ici 2030, avec un impact économique global estimé à plus de 20 000 milliards de dollars.
Face à ces perspectives, le choix est clair, selon Djibril Ouattara: « Soit nous saisissons l’opportunité, soit nous sommes menacés par la régression et le manque de compétitivité ». Dans la dynamique impulsée par le Président de la République, Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire entend faire de l’intelligence artificielle un accélérateur de transformation. Djibril Ouattara a ainsi décliné les axes majeurs de cette ambition. Modernisation des services publics, stimulation de la recherche, développement d’un vivier de talents locaux et attraction des investissements.
Le ministre a particulièrement insisté sur la nécessité d’une appropriation nationale de cette technologie. « Il est essentiel que chaque Ivoirien comprenne ce que l’Ia change, ce qu’elle permet et ce qu’elle exige de nous », a-t-il affirmé, plaidant pour une acculturation massive, allant des grandes villes jusqu’aux zones rurales.
Dans le domaine culturel, au cœur du festival, il voit en l’intelligence artificielle «un outil de valorisation et de protection du patrimoine immatériel africain». Une vision en parfaite adéquation avec l’esprit du festival, qui se veut à la fois espace de divertissement et plateforme de réflexion. Pour accompagner cette dynamique, le ministère a annoncé son implication active durant le festival à travers des formations, des échanges avec des experts et des initiatives telles que des hackathons. Il s’agira de faire de la jeunesse africaine non pas de simples consommatrices, mais les véritables architectes des technologies émergentes.
Avant de conclure, Djibril Ouattara a salué le travail du groupe Gaou Productions et de son commissaire général A’Salfo, tout en rendant hommage à la ministre de la Culture Françoise Remarck et à la marraine de l’événement pour leur engagement en faveur du rayonnement culturel.
Axel KONE