« On pouvait marquer plus de buts, mais l’objectif principal était de bien commencer la compétition », a résumé Kessié. Pour le capitaine, l’essentiel est les trois points. « C’était le début qu’on souhaitait. Commencer avec une victoire, c’était très important », a-t-il précisé. Conscient des attentes élevées autour des Éléphants, il a également lancé un appel aux supporters : « Je demande aux supporters d’être un peu patients avec nous. Ce n’est jamais facile d’entrer dans une compétition comme celle-ci. »
Tenant du titre, la Côte d’Ivoire a dû composer avec une pression immédiate et un effectif rajeuni. « En tant que champions en titre, il y a forcément de la pression. Il y a aussi beaucoup de jeunes qui disputent leur première Coupe d’Afrique, certains sont émotifs », a expliqué le joueur d’Al-Ahli. Une nervosité perceptible lors d’une première période maîtrisée mais peu tranchante offensivement.
À la pause, le rôle des cadres a été déterminant. « Il fallait déjà contrôler les émotions », a confié Kessié, évoquant le discours tenu dans les vestiaires. « On les encourage, on leur montre que ce qu’ils font est bien, mais qu’il faut faire très bien. À ce niveau-là, bien ne suffit pas. », a-t-il poursuivi. Un message appuyé par une présence constante auprès des plus jeunes pour les pousser à donner le meilleur d’eux-mêmes. Cette gestion a porté ses fruits au retour des vestiaires. Plus posée, plus juste, la Côte d’Ivoire a trouvé l’ouverture et su gérer son avantage. « La deuxième mi-temps a été mieux maîtrisée. On a marqué et on a contrôlé le match », a analysé le capitaine, qui prône une montée en puissance progressive. « On va entrer dans cette Can étape par étape, match après match », a-t-il fait remarquer.
Franck Kessié a souligné le travail collectif des cadres du groupe, citant notamment Jean Michaël Seri, Willy Boly, Odilon Kossounou, Seko Fofana ou encore Ibrahim Sangaré. « On essaie de tirer les autres vers le haut parce qu’on connaît leur talent », a-t-il insisté, convaincu du potentiel de cette génération. « Ce sont des joueurs qui évoluent dans de grands clubs et qui sont capables de renverser des matchs », a-t-il ajouté, citant Amad Diallo, Yan Diomandé ou encore Oumar Diakité. La Côte d’Ivoire est toujours en construction, mais les bases sont posées. Avec l’expérience de ses leaders et le talent de sa jeunesse, le champion d’Afrique avance sans précipitation, mais avec ambition, dans une Can 2025 où chaque détail compte.
A.KONE