« Je ne doute pas qu’il existe un soutien européen fort et qu’il soit de nature généreuse », a assuré Lars Lokke Rasmussen, en visite à Oslo en Norvège, également visée par ces menaces. « Nous avons une force de frappe (…) lorsque nous montrons nos muscles collectivement et de manière solidaire et c’est évidemment ce que nous devons faire », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse commune avec son homologue Espen Barth Eide.
Les huit pays européens qui ont déclenché une mission militaire au Groenland se verront imposer à compter du premier février des droits de douane de 10% et de 25% à compter du 1er juin « jusqu’à la vente totale du Groenland », a déclaré Donald Trump. Les réactions indignées à travers l’Europe n’ont pas traîné et la question de mesures de rétorsion commence à se poser.
Le président des États-Unis a donné un nouveau coup de pression sur le dossier du Groenland. Samedi, Donald Trump a annoncé de nouveaux droits de douane aux pays européens« jusqu’à la vente totale » de la grande île. « La Chine et la Russie convoitent le Groenland, et le Danemark est impuissant. Il dispose actuellement de deux traîneaux à chiens pour se protéger… », selon le président états-unien. Dans les minutes qui ont suivi les menaces de Donald Trump, le président du Conseil européen, António Costa a été le premier à réagir « l’UE sera toujours très ferme dans la défense du droit international, à commencer par le territoire des États membres de l’Union ».
Une déclaration plus formelle faite en commun avec la présidente de la Commission un peu plus tard avertit du risque de dégradation de la relation transatlantique mais appelle en revanche à une reprise du dialogue. Une réaction bien en-deçà de l’indignation ressentie par les pays concernés, signale notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet.
Avec RFI