Placée sous le thème « Jeunesse et cacao-culture du futur », cette édition réunit plusieurs membres du Gouvernement, des producteurs, des artisans chocolatiers et différents professionnels de la filière.
Dans son intervention, l’édile de Port-Bouët a appelé à une transformation en profondeur de la cacao-culture, avec les jeunes comme principaux acteurs.
Pour Dr Emmou Sylvestre, l’avenir de la filière passe notamment par la formation, la digitalisation, l’innovation, la mécanisation et l’entrepreneuriat. Il estime que l’agriculture doit désormais être considérée comme un secteur moderne, technologique et capable de générer des emplois et des richesses.
Cette évolution devrait, selon lui, favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de producteurs-entrepreneurs, d’agro-industriels, de chocolatiers, mais également de chercheurs et d’innovateurs ivoiriens.
L’élu local a, par ailleurs, rendu hommage aux producteurs de cacao pour leurs efforts et leur contribution à l’économie nationale. Il a toutefois plaidé pour que les revenus générés par la filière se traduisent davantage par une amélioration de leurs conditions de vie.
Accélérer la transformation locale
Autre enjeu mis en avant lors de la cérémonie : la transformation locale des produits issus du cacao. Pour le député-maire, la Côte d’Ivoire doit aller au-delà de la production de fèves et développer une chaîne de valeur intégrée. « De la fève au chocolat, de la plantation à l’industrie, nous devons construire une véritable chaîne de valeur ivoirienne », a-t-il déclaré, présentant la transformation locale comme un levier de souveraineté économique et de création d’emplois.
L’ouverture des Jncc a également été marquée par l’annonce des prix bord champ pour la campagne 2026-2027. Le kilogramme de cacao est fixé à 1 200 FCFA, tandis que celui du café s’établit à 1 300 FCFA. Les Jncc se poursuivent jusqu’au 3 septembre au Parc des Expositions d’Abidjan. Panels, rencontres professionnelles, défilé de mode, activités d’animation et exposition figurent au programme de cette 10ᵉ édition, qui entend placer la jeunesse au centre des réflexions sur l’avenir de la filière.
E.KOUAKOU