Cette décision survient après les violents affrontements du mardi 13 août entre les forces de l’ordre et les ferrailleurs et garagistes. Ces échauffourées marquent une nouvelle étape dans l’opération de fermeture définitive de l’ancienne casse d’Abobo-Anador, initiée le 5 août dernier.
Violents affrontements
L’opération de démantèlement, menée dans la matinée du mardi 13 août par les agents des services techniques de la mairie, avec le soutien de la police municipale, a dégénéré en affrontements violents. Selon un rapport de la mairie d’Abobo, les agents ont commencé à ouvrir les magasins sous les ordres de l’adjoint au maire pour saisir les marchandises et les envoyer en fourrière, sous la supervision d’un commissaire de justice.
Cependant, la situation s’est rapidement envenimée avec des jets de pierres de la part de jeunes individus, interrompant les discussions en cours entre les émissaires de la mairie, le président de l’Association des Ferrailleurs Modernes de Côte d’Ivoire (AFECAMCI), Cissé Amidou, et le représentant de la Chambre des Métiers Lagunes Est, Ouattara Jacques.
Un site de 4 hectares attribué
À l’issue des échanges, un délai de 48 heures a été accordé aux ferrailleurs et garagistes pour quitter les lieux. Avant cette opération, Diabaté Beh avait multiplié les rencontres avec les représentants des ferrailleurs pour les inciter à rejoindre la nouvelle casse de N’dotré, où un site de quatre hectares leur a été attribué. Malgré cette relocalisation, plusieurs box restent encore inoccupés.
Il convient de rappeler que la maire d’Abobo, Kandia Camara, a signé un arrêté municipal le 3 janvier 2022, interdisant les activités des ferrailleurs et garagistes sur le site de l’ex-casse d’Anador. Cette décision vise à permettre la réalisation de projets d’envergure, dont la construction du plus grand CHU du pays, une piscine olympique, un lycée d’excellence, et une mosquée de type ottoman.
A.KONE