La grande annonce a concerné le stade Robert Champroux de Marcory où la Lfp ne programmera plus de matches de Ligue 1. Désormais, les rencontres de l’élite se joueront exclusivement dans les stades modernes construits pour la Can, notamment le stade Félix Houphouët-Boigny, celui d’Ebimpé et d’autres à l’intérieur du pays. « Nous voulons hisser la Ligue 1 à un autre niveau. Les stades de la Can offrent de meilleures conditions. Le Champroux et le Parc des Sports seront désormais réservés à la Ligue 2 », a précisé M. Bictogo.
Le président est revenu sur les difficultés de programmation des matches cette saison. « Nous avons eu parfois des reprogrammations parce que malheureusement nous ne disposons pas de stades nous-même, nous sommes tributaires de l’Ons. Et ensuite, il y avait beaucoup de compétitions en Côte d’Ivoire parce que les stades étaient demandés par les pays frères. Et on avait plusieurs compétitions c’est-à-dire les compétitions africaines. Donc, au niveau de la programmation, on a eu beaucoup de contraintes puis aussi nos sponsors qui voulaient retransmettre nos matches », a-t-il expliqué.
Malgré ces contraintes, les championnats de Ligue 1 et de Ligue 2 sont allés à leur terme. Le Stade d’Abidjan et l’Es Agboville ont été sacrés dans leurs divisions respectives. « Ça été un championnat suivi et très rythmé tant en Ligue 1 qu’en Ligue 2 jusqu’à l’avant-dernière journée, on ne savait qui pouvait être champion au niveau de la Ligue 1 et qui allait descendre. Idem pour la Ligue 2 dont ce fut un championnat avec quelques incidents. Il y a quelques incidents majeurs dus parfois aux acteurs eux-mêmes parce que, comme je le dis, personne n’avait envie de descendre, personne n’avait envie de perdre. Et cela a créé quelques situations », a-t-il expliqué, précisant que cela n’enlève rien à la compétition qui a eu de « beaux champions » au niveau de la Ligue 1 et aussi de la Ligue 2.
Le président Bictogo a souligné la qualité de l’arbitrage, même s’il reconnaît que ce domaine échappe à la gestion directe de la Lfp. « Sur 909 matches joués, seules 10 réclamations ont été enregistrées. Ce chiffre démontre le bon niveau global de nos arbitres », a-t-il souligné non sans indiquer qu’il y a une commission des arbitres qui se charge de la gestion de l’arbitrage. Le conférencier a estimé que la Lfp est « la victime collatérale parce que quand il y a un problème, on dit c’est la Ligue ». Il a soutenu que la Côte d’Ivoire dispose de « bons arbitres » et qu’il y a eu de « bons matches ». Selon lui, quand on prend le pourcentage par rapport au nombre de matches joués, « on peut dire plus ou moins qu’on a eu de bons arbitres ». S’agissant des incidents qui ont émaillé la saison, souvent liés à la pression des enjeux, Salif Bictogo a fait remarquer que « cela n’enlève rien à la compétitivité du championnat. »
J.F.PAGNI