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Le Capverdien Pedro Pires a expliqué que le développement des îles est différent de celui des continents. Selon lui, développer une île est plus contraignant. Au départ, a-t-il dit, son pays était dans une situation difficile. Mais son pays a su utiliser les aides à lui octroyées de manière efficiente. A ce titre, Pedro Pires a indiqué que la Banque africaine de développement (Bad) et la banque du Niger ont été de bons partenaires pour le Cap-Vert pour le financement de divers projets. Il a également évoqué l’apport de la diaspora capverdienne au développement de ce pays. L’homme d’Etat a, par ailleurs, indiqué que le tourisme est le secteur le plus important de l’économie capverdienne, mais le souci c’est que les choses ont été ralenties par la crise de Covid-19. Aujourd’hui, à en croire M. Pires, il question pour le Cap-Vert de diversifier son économie.
Créer des instituts affectés à chaque secteur d’activité
D’économie de son pays, Haile Mariam Dessalegn d’Ethiopie dira que c’est une économie qui a plus de 10% de croissance sur une durée de 15 ans. Elle a doublé en taille au cours de ces cinq dernières années grâce à une approche dans laquelle l’Etat travaille main dans la main avec le secteur privé pour la transformation de cette économie. Pour l’ex-dirigeant éthiopien, il est important que son pays mette en place un mécanisme pour le développement du secteur privé. Haile Mariam Dessalegn a appris que l’Etat Ethiopien a créé des instituts affectés à chaque secteur d’activité en vue de sa croissance. Toutes ces initiatives, a-t-il soutenu, visent à soutenir le secteur privé jusqu’à ce qu’il soit autonome. « Nous avons eu des opportunités qui nous ont permis de changer notre pays, mais nous avons encore des défis à relever », a dit M. Dessalegn. Pour sa part, le Nigérian Olusegun Obasanjo a indiqué avoir travaillé à restaurer la paix et l’unité dans son pays qui était en proie aux coups d’état, dès son
accession au pouvoir. Car, a-t-il martelé, sans paix, il ne peut y avoir de développement. Après cette étape, Obasanjo a informé avoir pris des mesures pour faciliter les procédures aux entrepreneurs afin que ceux-ci puissent créer des usines de transformation de leurs produits au pays, en remplacement de l’importation de produits étrangers. Il a évoqué le cas de l’homme d’affaires Aliko Dangote dans le secteur de la cimenterie et d’un autre opérateur économique dans la production de biscuits.
Changement de mentalité
Tous ces intervenants ont, d’un même accord, indiqué que le développement passe nécessairement par le changement de mentalité. Souleymane Diarrassouba, ministre ivoirien du Commerce et de l’Industrie est, quant à lui, revenu sur les reformes mises en place par la Côte d’Ivoire en vue d’atteindre ses objectifs. Il a mis en lumière les outils dont dispose le pays. Pour lui, le secteur privé est le principal levier de la croissance économique ivoirienne. « Nous sommes totalement en phase avec le secteur privé », a-t-il conclu.
Jean Christophe PAGNI