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Ces retrouvailles ont permis à la médaillée d’or dans la catégorie des moins de 67 kg, aux Championnats du monde féminins de taekwondo 2021, à Riyad, (Arabie saoudite), de partager son expérience avec ces jeunes.
Sous la houlette des techniciens de la Ligue, les jeunes ont appris les techniques de base de compétition. « Aujourd’hui, au taekwondo, on travaille beaucoup avec la jambe en avant. Aujourd’hui (dimanche), on a beaucoup travaillé la jambe avant, la souplesse de la jambe, la fermeture de la jambe, et puis comment manipuler la jambe avant en combat », a expliqué l’icône du taekwondo féminin ivoirien qui précise que l’envie de partager son expérience avec les plus jeunes a motivé l’organisation de ce camp d’entrainement.
« Durant mon parcours, j’ai eu des devanciers, des grands frères qui m’ont partagé leurs expériences. C’est ce qui m’a permis de devenir la championne que je suis aujourd’hui. Quand je regarde derrière moi, il y a des jeunes filles, des jeunes garçons également, qui ont besoin de mon soutien et de mon expérience de combat pour pouvoir évoluer, et réaliser leurs rêves, leurs objectifs », a-t-elle insisté.
La championne du monde a encouragé les jeunes à croire en eux, à persévérer dans l’effort, dans leur ambition de devenir des champions. « J’ai commencé comme ces enfants. Et j’ai toujours cru en mes rêves, j’ai foncé, j’ai toujours travaillé. Par la grâce de Dieu, j’ai eu de grands maîtres qui m’ont accompagné durant mon parcours. Je n’ai pas triché, j’ai continué à travailler malgré les incertitudes, les difficultés. La route n’est pas forcément lisse, mais il faut continuer… », a souligné la deux fois médaillée de bronze aux Jo Rio 2016 et Jo Tokyo 2022. Elle a remercié le président de la ligue communale de Koumassi qui a soutenu son projet de transmettre son expérience aux jeunes filles et jeunes athlètes de Koumassi. « Cette première édition marque le début d’une belle aventure avec la gente féminine de Koumassi », a-t-elle promis.
La vice-présidente Assetou Ishane Tarnagda a indiqué que c’est une fierté de voir la championne ivoirienne s’engager dans cette initiative qui s’inscrit dans la vision fédérale. « En tant que vice-présidente chargée du Taekwondo féminin, nous voulons promouvoir les valeurs du Taekwondo en passant par cette jeunesse. Notre championne Ruth donne l’exemple, c’est une très grande fierté pour moi de la voir encourager ces jeunes », a-t-elle déclaré.
Le directeur général du Centre sportif, culturel et des Tic ivoiro-coréen Alassane Ouattara (Cscticao), Patrice Remarck a fortement apprécié l’action de la Fondation Ruth Gbagbi. « C’est la reine du taekwondo ivoirien. Elle a eu deux médailles de bronze en équipe en tant que championne du monde. Donc elle a un certain savoir. Il est important que nos athlètes, qui sont toujours en forme, puissent transmettre leurs connaissances. C’est une action positive soutenu par la ligue de Koumassi. Il faut savoir que tous les champions du monde, Gbagbo Ruth, Cissé Cheick et même moi qui ai été directeur technique, ancien champion du monde militaire, nous sommes de la ligue de Koumassi. C’est une ligue qui est particulière. C’est important qu’elle impulse une dynamique que tous les autres puissent dupliquer », a expliqué M. Remarck qui a encouragé les athlètes, les parents et les formateurs à s’impliquer véritablement. Car selon lui, ce qui fait la force d’un champion, « c’est la qualité de l’entraînement, beaucoup de compétitions et les moyens financiers ».
Les participants ont bien perçu le message. Ils ont bien accueilli cette formation et promis de travailler avec acharnement pour devenir des champions et porter haut le flambeau du taekwondo ivoirien.
A.KONE