Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général de corps d’armée Vagondo Diomandé, a déclaré que le baptême et la remise d’épaulettes des élèves sous-officiers de police de cette promotion consacrent l’aboutissement d’une formation exigeante et marquent l’entrée officielle au service de la République de plusieurs jeunes qui ont choisi de servir leur pays.
« Au-delà de la réussite d’un parcours de formation, cette cérémonie célèbre la naissance d’un engagement : celui de protéger les personnes et les biens, de faire respecter la loi, de défendre les institutions de la République et de servir la nation avec honneur, loyauté et abnégation », a-t-il déclaré. Pour lui, l’arrivée de cette nouvelle promotion constitue un renfort précieux pour la Police nationale, car elle traduit la volonté constante du gouvernement, sous la haute autorité du Chef de l’État, Alassane Ouattara, de doter le pays d’une police professionnelle, performante et plus proche des populations.
« Former un policier, c’est bien davantage que transmettre un savoir. C’est forger un caractère, façonner une conscience professionnelle et transmettre une éthique. C’est apprendre à exercer l’autorité avec discernement, à faire usage de la force avec retenue et à toujours placer l’intérêt général au-dessus de tout intérêt particulier », a souligné le ministre. Il a indiqué que six cas de fraude documentaire (faux diplômes) avaient été découverts au sein de cette promotion. « Ces élèves ont été radiés de l’École de police. Derrière cette décision, ce sont six parcours interrompus, six familles éprouvées et autant d’ambitions compromises par le choix de la fraude. Cette décision peut paraître sévère, mais elle demeure indispensable », a-t-il insisté, précisant que le métier de policier impose des sacrifices, une grande disponibilité et une conduite irréprochable.
« Le citoyen ne respectera votre uniforme que s’il reconnaît en vous un policier intègre, compétent, juste et profondément attaché au service de la République. N’oubliez jamais qu’un policier ne sert ni un homme ni un groupe d’intérêt. Il sert exclusivement la République de Côte d’Ivoire », a insisté le général de corps d’armée.
Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, parrain de la promotion, a rappelé à ses filleuls qu’être policier est bien plus qu’un métier : c’est une vocation, un devoir sacré.
« Vous serez les visages de l’État au quotidien, ceux vers qui la population se tournera en cas de besoin. Votre attitude, vos gestes et vos paroles devront toujours refléter l’intégrité, la probité et le professionnalisme. Le sens élevé du devoir, c’est aussi le courage de faire face à l’adversité, de protéger les plus vulnérables et de défendre les valeurs républicaines, même au péril de votre vie », a-t-il indiqué.
Selon lui, le rôle du policier ne se limite pas à la répression ; il s’étend à l’écoute, à la pédagogie et à la protection des droits humains. « Je vous exhorte à cultiver la proximité avec les communautés. Une police de proximité, c’est une police qui comprend les réalités locales, anticipe les tensions et agit avec discernement dans l’intérêt commun. Soyez des ambassadeurs de la paix et des artisans de la cohésion sociale », a déclaré N’Guessan Koffi.
Le directeur de l’École de police d’Abidjan, le commissaire divisionnaire major Ouattara Brahima, a exprimé sa gratitude au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité pour l’attention qu’il accorde à la formation des personnels de la Police nationale. « Sous votre autorité, notre établissement connaît une transformation remarquable », a-t-il déclaré.
En effet, plusieurs infrastructures ont été réalisées. Il s’agit, entre autres, d’un pavillon de salles de cours d’une capacité de 800 places, ainsi que d’un autre, actuellement en voie d’achèvement, qui permettra très prochainement à chaque compagnie de disposer de son propre espace pédagogique. À cela s’ajoute l’acquisition d’un groupe électrogène de 100 kVA.
Il a indiqué que deux élèves avaient perdu la vie au cours de la formation. Ainsi, au terme de la formation commune de base, après les différentes évaluations ainsi que les radiations et les départs intervenus conformément aux textes en vigueur, le conseil de classe a déclaré aptes à exercer le métier de policier 2 389 élèves, dont 1 635 hommes et 754 femmes.
« Ces résultats sont le reflet de l’engagement, de la discipline et de la persévérance dont ont fait preuve nos élèves tout au long de leur formation. Ils traduisent également la qualité de l’encadrement et de l’enseignement dispensés au sein de notre établissement », a-t-il conclu.
Axel KONE