L’initiative, pilotée par Me Barthélémy Bendé, Toé Adama et les disciples du Grand Maître Kraidy Lucien, a rassemblé l’élite montante du taekwondo ivoirien autour d’un seul objectif : donner l’occasion aux jeunes d’exprimer leur talent. Très enthousiastes, les gamins, âgés de 4 à 12 ans, ont donné corps à leur passion sur les tatamis.
La compétition placée sous le regard bienveillant du Grand Maître Aboulaye Patrice Remarck, directeur du Centre sportif, culturel et des Tic ivoiro-coréen (Cscticao), a été dominée par le Renaissance Club de Bonoua, qui a raflé la mise avec 9 médailles d’or, confirmant l’émergence de la Cité de l’ananas comme vivier de jeunes talents. Sur le podium, le club Élite de Vridi Cité (Port-Bouët) s’est hissé à la deuxième place, suivi par Saint Étienne de Koumassi, dont le jeune Assemian Malan a décroché le titre de meilleur combattant du tournoi, grâce à sa performance sans faille en benjamins (-27 kg). Outre Malan, plusieurs jeunes se sont distingués.
En cadets (-45 kg), Ané Germain Jean (Renaissance Bonoua) s’est imposé en finale contre Dylan Traoré du club Cristal Henri Cartan. En -37 kg, Salawou Yékini (Sylla Family Cocody) s’est illustré. Chez les minimes, Zakane Abdoul-Karim (Saint Étienne) a dominé chez les garçons (-53 kg), tandis qu’Imane Cissé (Casa) s’est imposée chez les filles (-49 kg). Enfin, Saïd Sangaré (Cristal Paillet) s’est offert l’or chez les benjamins (-33 kg).
Ce tournoi, au-delà de l’aspect compétitif, a été l’occasion de repérer les futurs espoirs de la discipline. « Je suis très content. C’est la première fois que je combats hors de mon club, à Koumassi. J’aimerais que cela continue », a confié Assemian Malan, plein d’ambitions. Il veut suivre les traces de Cissé Cheick Sallah, champion olympique ivoirien.
Pour les organisateurs, l’expérience est un succès. « Au vu de la qualité des combats et de l’attitude des enfants, nous avons de quoi être fiers du travail réalisé dans nos clubs. À leur âge, ils font déjà preuve de technicité et de détermination. C’est prometteur », souligne Me Barthélémy Bendé, satisfait de cette première édition.
E.KOUAKOU