Ousmane Dembélé est né d’un père sénégalais et d’une mère mauritanienne. C’est surtout du côté de la Mauritanie qu’il a été revendiqué, et lui-même ne s’en est jamais caché. Le joueur avait notamment financé la construction d’une mosquée à Dialiguy, dans le sud du pays, d’où est originaire sa mère. De quoi renforcer ce lien filial fort qu’il entretient avec la terre de ses ancêtres. Avec ce sacre, Dembélé devient le troisième joueur d’origine subsaharienne à décrocher le Ballon d’Or, après Eusébio (Mozambique/Portugal) en 1965 et George Weah (Liberia) en 1995.
Si de nombreux sites – y compris Wikipédia – ont longtemps mentionné des origines maliennes, la réalité est tout autre. Le joueur lui-même avait mis fin à la rumeur à la veille de la CAN 2017. Interpellé par une internaute qui regrettait qu’un « autre joueur malien » échappe aux Aigles, celui qui évoluait alors au Borussia Dortmund avait répondu sans détour :
« Désolé mais personne dans ma famille est malien. » (sic)
Le malentendu tient en partie à son patronyme, « Dembélé », très répandu en Afrique de l’Ouest, du Mali à la Mauritanie en passant par le Sénégal. Mais dans le cas du nouveau Ballon d’Or, aucun lien familial avec le Mali n’existe.
Si le continent devra encore patienter avant de voir un deuxième joueur africain soulever le trophée en son nom propre, il peut légitimement se réjouir de voir un de ses « petits-fils » triompher. La Mauritanie et le Sénégal, en particulier, ont toutes les raisons d’être fiers du parcours de Dembélé, qui fait briller leurs couleurs à travers son histoire personnelle.