Il interviendra sur la cohésion sociale générée par l’accueil d’un événement mondial et sur la manière dont ces rendez-vous mobilisent les générations. Pour l’ex président de la Commission Marketing du Cocan 2023, cette invitation venue du Maroc est un signe fort à quelques années de la Coupe du monde que le pays co organisera. « C’est aussi une fierté pour la Côte d’Ivoire d’être sollicitée après la Can 2023, reconnue pour son hospitalité. Avant même la Can 2025 qui débutera le 21 décembre, le Maroc prépare déjà le Mondial 2030. Cela montre l’engagement des autorités à réussir cet événement planétaire. Les Marocains travaillent déjà la prospective, et c’est remarquable », souligne-t-il.
Sur la diplomatie sportive développée par le Maroc, le professeur rappelle que la diplomatie repose d’abord sur des relations solides entre pays afin d’en tirer des bénéfices culturels et économiques. À ce titre, le Maroc a placé le sport au cœur de sa stratégie depuis des années. Une orientation qui porte ses fruits. « Les Jeux méditerranéens, les infrastructures modernes, la gestion de l’héritage sportif et la capacité à accueillir de grands événements sont autant de preuves de cette vision. La diplomatie sportive découle de ce choix d’investir dans des sports structurants. On l’a vu avec le Qatar et le Paris Saint Germain », explique-t-il.
Concernant la Côte d’Ivoire, Mahama Coulibaly estime que la Can 2023 a renforcé la visibilité du pays sur la scène internationale. Il appelle toutefois à structurer davantage la diplomatie sportive en formant les diplomates à ses codes et en intégrant le sport dans une stratégie nationale plus large.
Il salue aussi le partenariat stratégique avec l’Agence française de développement, à l’origine de plusieurs agoras sur le territoire. Et avance une piste : « Comme en France, le gouvernement pourrait nommer un ambassadeur chargé de la diplomatie sportive ».
A.KONE