Monsieur le Directeur général, quelles sont vos impressions après le lancement des compétitions Oissu 2025-2026 avec les Cross des écoles, le samedi 22 novembre, à Dabou ?
Nos impressions sont bonnes. Nous attendions 2 000 élèves.
Nous en avons eu pratiquement 5 000. Nous avons dû arrêter les inscriptions depuis 3 jours. Cela n’a pas empêché un nombre important d’élèves à s’adresser à nous ce matin (samedi) parce qu’ils voulaient simplement courir. Cela nous a obligé à nous réorganiser très rapidement mais finalement, ça a été modestement un succès d’autant plus éclatant que l’activité a enregistré la présence de monsieur le ministre Adjé Silas Metch, qui lui-même a donné le départ pour cette activité extrêmement importante pour nous. Satisfaction parce que ça marque le début effectif de la compétition de l’Oissu. Nous pensons modestement que notre message commence à porter auprès des établissements, les chefs d’établissement de Dabou en tout cas ont répondu massivement présent.
Est-ce la preuve que Dabou, est une ville de l’Oissu ?
Oui, Dabou est une ville scolaire. C’est une ville qui regorge de beaucoup d’établissements scolaires et même supérieurs techniques. Il était important pour nous de revenir à Dabou. C’est cette terre-là qui a fourni à la Côte d’Ivoire de nombreux intellectuels, de nombreux sportifs également. Comme vous le savez, Guy Demel (coach adjoint des Eléphants seniors), il est d’ici. Des cadres tels que Jacqueline Oble, sont d’ici. L’une des directrices emblématiques de l’Oissu, Mme Bouanga Akpa Yvonne, vient de Dabou. C’est comme le ministre René Diby, qui a ouvert la voie aux trophées continentaux pour la Côte d’Ivoire, en tout cas au niveau des nations. Et bien entendu, le ministre Metch qui perpétue cette tradition d’efficacité avec son action, sa contribution qui nous a permis d’avoir cette troisième étoile. Pour nous, Dabou, c’est d’abord une ville symbole, une ville scolaire, une ville qui regorge de beaucoup de personnalités, une ville qui connait un vrai développement du sport.
Cette mobilisation est-elle un signal fort pour les chefs d’établissements qui hésitent encore à engager leurs établissements dans les compétitions Oissu ?
Très honnêtement, oui. Oui, parce que les élèves ont même commencé à courir avant le coup d’envoi officiel. On a dû les rappeler à l’Ordre. Nous pensons que le message de la mobilisation passe. Nous avons vu les chefs d’établissement, nous avons vu le nombre d’élèves en très peu de temps engagés sur ces compétitions. Bien qu’étant conscrits à Dabou, nous avons apprécié la participation de quelques établissements venus d’Abidjan, notamment l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) de Marcory (Abidjan). L’Oissu est de plus en plus retourné vers l’extérieur. Et déjà au mois de mars, nous avons eu une compétition de cross-country en Italie. Nous avons offert la possibilité de participer aux établissements supérieurs qui le souhaitent, bien que leur saison ne soit pas encore ouverte. Nous avons fort apprécié la présence des étudiants de l’Injs et des étudiants des écoles supérieures techniques de Dabou. Cela nous permet déjà d’avoir un premier groupe qui sera placé sous la conduite des techniciens de l’Oissu et de l’Injs pour constituer le groupe qui va représenter la Côte d’Ivoire en Italie. Et quand on regarde également avec la digitalisation, aujourd’hui nous sommes à plus de 1900 établissements déjà engagés. Oui, ça veut dire que le message est en train de passer.
Propos recueillis par A.KONE