Au-delà de la cérémonie, l’enjeu est de rapprocher les autorités sportives ivoiriennes des responsables de cette organisation internationale afin d’explorer de nouvelles possibilités pour le pays. Parmi les pistes envisagées figurent l’accueil futur d’un événement Pfl en Côte d’Ivoire et l’accès des combattants ivoiriens aux circuits professionnels internationaux. Le Mma, ou arts martiaux mixtes, gagne progressivement en visibilité en Afrique.
Pour la Côte d’Ivoire, cette évolution représente une occasion de mieux faire connaître ses athlètes, de renforcer leur encadrement et de leur offrir des débouchés au-delà des compétitions nationales. Une éventuelle collaboration avec la Pfl pourrait ainsi contribuer à la professionnalisation des combattants locaux. Elle permettrait également de créer des passerelles vers les grandes scènes internationales, où la visibilité médiatique et les opportunités commerciales jouent un rôle essentiel dans la carrière des sportifs.
L’intérêt est aussi économique. Le modèle de la PFL ne repose pas uniquement sur l’organisation de combats. Il englobe notamment les droits audiovisuels, le sponsoring, l’événementiel et les activités commerciales liées au divertissement sportif. Autant de domaines qui peuvent générer des retombées pour les pays accueillant ses compétitions. Si Abidjan parvenait à accueillir un événement de cette envergure, plusieurs secteurs pourraient en bénéficier : l’hôtellerie, le tourisme, la communication, l’audiovisuel et les prestations événementielles. Une telle compétition offrirait aussi une vitrine internationale aux infrastructures sportives ivoiriennes.
La Côte d’Ivoire cherche depuis plusieurs années à renforcer son attractivité à travers l’organisation de rendez-vous sportifs internationaux. L’arrivée éventuelle d’une compétition de Mma de premier plan s’inscrirait dans cette dynamique, tout en diversifiant l’offre sportive proposée au public. Reste à transformer ces perspectives en projets concrets. L’accès des combattants ivoiriens aux circuits professionnels, la formation, la structuration des disciplines et la capacité à accueillir des événements répondant aux standards internationaux seront déterminants.
La présence d’Adjé Silas Metch à Casablanca, place ainsi les sports de combat au cœur des réflexions sur la coopération sportive et l’économie du sport. Pour la Côte d’Ivoire, l’ambition est de faire émerger davantage de talents, d’attirer de grandes compétitions et de consolider la place du pays sur la scène sportive africaine et internationale.
A.KONE