Cette signature est intervenue à l’issue d’une audience accordée au président de la Commission de l’Union, Abdoulaye Diop, venu lui rendre compte de l’évolution de l’organisation communautaire. Cet instrument vise à renforcer la coordination des politiques économiques des États membres, à consolider la stabilité macroéconomique et à soutenir une croissance durable. Il participe ainsi aux efforts de convergence des économies de l’Union et au renforcement de l’intégration monétaire régionale.
Sa mise en œuvre nécessitera la finalisation des textes complémentaires destinés à consolider le dispositif de surveillance multilatérale et à renforcer la crédibilité des politiques économiques des États membres. À l’issue de l’audience, Abdoulaye Diop a souligné l’importance de ses échanges réguliers avec le Chef de l’État ivoirien qui préside la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’Uemoa. Ces rencontres permettent à la Commission de faire le point sur la marche de l’Union, de présenter les avancées enregistrées et de recueillir les orientations nécessaires à la poursuite de ses missions.
Le président de la Commission a également rendu compte de sa participation aux assemblées annuelles du Fonds monétaire international (Fmi) et de la Banque mondiale organisées à Bangkok. Ces rencontres ont permis d’échanger avec les partenaires financiers internationaux sur les performances économiques de l’Union et les perspectives de financement de son développement.
Selon Abdoulaye Diop, les résultats obtenus par l’Uemoa, notamment en matière de dynamisme économique et de gouvernance institutionnelle, ont suscité des appréciations positives auprès de la communauté internationale et des partenaires financiers.
La résilience de l’économie régionale témoigne des efforts accomplis par les États membres et montre l’importance de consolider les acquis, tout en poursuivant les réformes engagées. Les discussions ont également porté sur les moyens de renforcer le financement des économies de l’Union. À ce titre, Abdoulaye Diop a insisté sur la nécessité de poursuivre la mobilisation des ressources, d’explorer des mécanismes de financement innovants et de favoriser le partage d’expériences entre les États membres.
La Côte d’Ivoire, au regard de son poids économique au sein de l’Union et de son expérience en matière de gestion économique et financière, dispose d’atouts susceptibles d’enrichir cette dynamique communautaire. Le partage des bonnes pratiques et la recherche de solutions adaptées aux réalités des États constituent des pistes pour améliorer le financement des investissements et soutenir les projets de développement.
La mobilisation de ressources pérennes représente, en effet, un enjeu majeur pour accompagner la transformation des économies, répondre aux besoins des populations et préserver la viabilité des finances publiques à moyen et long terme. Les échanges ont également permis d’aborder le contexte sous-régional et les défis auxquels l’espace communautaire est confronté, avec pour objectif de préserver le dynamisme de l’Union et de renforcer son action au service du développement et du bien-être des populations.
Au terme de l’audience, le président de la Commission de l’Uemoa a renouvelé ses remerciements au Président Alassane Ouattara pour son soutien constant à l’Union et à l’action de sa Commission.
Axel KONE