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La Côte d’Ivoire n’a pas fait mieux qu’à Tokyo 2020. En effet, lors de ces Jeux, le pays avait également décroché une seule médaille, grâce à Ruth Gbagbi qui avait remporté le bronze en taekwondo. Cependant, à Paris 2024, Gbagbi, pourtant repêchée, est sortie bredouille du tournoi de Taekwondo. La comparaison avec Rio 2016 est encore plus nette, car la Côte d’Ivoire y avait brillamment obtenu une médaille d’or avec Cissé Cheick Sallah et une médaille de bronze avec Ruth Gbagbi.
Outre le taekwondo, les performances des autres athlètes ivoiriens à Paris 2024 n’ont pas répondu aux attentes. En athlétisme, les espoirs étaient placés sur des figures comme Marie-Josée Ta Lou et Murielle Ahouré, ainsi que sur les jeunes talents Maboundou Koné et Jessika Gbai, Arthur Cissé Gue au sprint. Cependant, ni en 100m, ni en 200m, ni en relais 4x100m, ces athlètes n’ont pu ramener de médaille à leur pays. Ce résultat rappelle l’exploit isolé de Gabriel Tiacoh, médaillé d’argent sur 400m aux Jeux de Los Angeles en 1984, qui reste à ce jour le seul médaillé ivoirien en athlétisme. En escrime, Isabel Estéban et Jérémy Keryhuel n’ont pas réussi à franchir les premiers tours, et en judo, Dabonné Zouleiha, qui participait à ses troisièmes Jeux Olympiques, a également échoué à monter sur le podium.
Avec 13 athlètes qualifiés pour Paris 2024, la Côte d’Ivoire repart donc avec une seule médaille de bronze. Ce résultat est loin des objectifs fixés et met en lumière les défis du sport ivoirien sur la scène internationale. Il est crucial que les autorités sportives ivoiriennes, surtout les fédérations, le Cno-Civ et le ministère en charge du sport, tirent les leçons de cette participation. Le potentiel est présent, comme en témoigne l’histoire du sport ivoirien, mais il est indispensable de renforcer les structures de formation, d’améliorer la préparation des athlètes, et de créer un environnement propice à l’éclosion de nouveaux talents.
Des perspectives pour Los Angeles 2028
La prochaine grande échéance olympique sera Los Angeles 2028. C’est là que Gabriel Tiacoh avait marqué l’histoire en 1984, et c’est là que la Côte d’Ivoire doit viser une renaissance. En quatre ans, beaucoup peut être accompli si une stratégie claire et ambitieuse est mise en place. Cela inclut une préparation rigoureuse, un soutien accru aux athlètes, et une meilleure gestion des ressources. La médaille de bronze de Cissé à Paris 2024 doit servir de levain pour de futurs succès. En vue des prochains Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028, il est essentiel que la Côte d’Ivoire capitalise sur cette réussite pour renforcer le soutien aux athlètes et développer davantage le taekwondo et les autres disciplines sportives. Cissé Cheick Sallah a ouvert la voie, et il appartient désormais à la prochaine génération de poursuivre cet héritage, de viser toujours plus haut, et de continuer à porter haut les couleurs de la Côte d’Ivoire sur la scène mondiale.
E.KOUAKOU