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En témoigne, son meilleur temps de la saison au premier tour (10 »87), pour se qualifier pour les demi-finales du 100 m féminin. Mais la poisse s’en est mêlée. Alors qu’elle comptait parmi les favorites pour la finale du 100 m, samedi soir, le porte-drapeau ivoirien s’est blessé juste avant sa dernière course.
En effet, avant la finale, Marie-Josée Ta Lou semble boiter à l’échauffement. Sa blessure devient évidente après le coup de sifflet. La sprinteuse parvient à finir la course certes mais, elle n’a pu défendre ses chances, terminant 8e, à la dernière place en 13 »84. Samedi soir, en Côte d’Ivoire, grande était la déception car l’athlète portait les espoirs de toute une nation. Pour ses troisièmes et derniers JO, elle espérait enfin monter sur le podium. À Tokyo, elle avait décroché encore une fois la 4e place du 100 m en 2021, juste derrière la Jamaïcaine Shericka Jackson et la 5e place du 200 m. A Rio, elle avait également terminé au pied du podium. À 35 ans, la sprinteuse qui a manqué de devenir footballeuse espérait enfin être récompensée à Paris.
Aux dernières nouvelles, après sa blessure, Ta Lou est retournée au village olympique après avoir été en observation dans une clinique où elle avait évacuée. Les examens devaient réalisés dimanche. « Elle a reçu l’appel et le soutien du président de la République et de la Secrétaire générale de la présidence de la République. Les deux autorités voulaient savoir ce que l’Etat devrait faire dans l’urgence pour la prise en charge. Elle n’avait de réponse puisque les examens auront lieu dimanche. Elle a reçu la visite du président du CNO ivoirien », révèle le journaliste Fernand Dedeh, avant de préciser à propos de ce qui s’est passé : « Elle a senti une douleur aux adducteurs après la demi-finale. Son staff avait pensé à une crampe, donc gérable. Avant la finale, dans la chambre d’appel, elle sent sa jambe lourde, douloureuse. À l’échauffement, elle boitille, elle avait le choix entre abandonner et courir pour la Côte d’Ivoire, pour elle-même, (elle se disait, ce sont mes derniers Jeux) et surtout, pour le président de la République qui depuis 2022, la soutient fortement avec une bourse de 150.000 dollars (par an). Elle a fait le choix de courir pour la Côte d’Ivoire. Malheureusement, impossible d’aller au bout de la course ».
Le journaliste souligne que l’athlète est « moralement atteinte ». « Elle pense que la suite avec (les 200 m et le 4×100 m) est hypothéquée. Son médecin pense qu’elle peut récupérer si les examens ne relèvent rien de grave. Mais c’est pénible pour elle », fait-il remarquer.
Les espoirs de médailles des Ivoiriens reposent désormais sur le taekwondo, où sont engagés les ténors Ruth Gbagbi et Cheick Cissé, mais aussi l’étoile montante Astan Bathily, qui entreront sur le tatami les 9 et 10 août 2024.
E.KOUAKOU