« La date prévue est le 20 février. La Côte d’Ivoire est prête », a indiqué une source ivoirienne, une information confirmée par plusieurs sources françaises. Le ministre français de la Défense, Sébastien Lecornu, est attendu à Abidjan aux côtés de son homologue ivoirien, Téné Birahima Ouattara, pour cette cérémonie.
Le 31 décembre 2024, le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé la rétrocession du camp du 43e BIMA, le bataillon d’infanterie de marine de Port-Bouët. Cette décision s’inscrit dans le cadre du réaménagement du dispositif militaire français en Afrique, visant une présence moins visible et un déploiement en fonction des besoins des pays partenaires.
Dans un contexte marqué par le rejet croissant des forces françaises dans la région, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger, l’armée française a également quitté le Tchad après la dénonciation soudaine de l’accord de coopération militaire entre Paris et N’Djamena, en novembre 2024. Le Sénégal négocie aussi le retrait des troupes françaises d’ici fin 2025.
En Côte d’Ivoire, ce départ s’effectue dans une atmosphère apaisée entre les deux armées. Depuis janvier, des parachutistes ivoiriens ont investi le camp de Port-Bouët, où ils cohabitent avec les militaires français. La Côte d’Ivoire reste un allié stratégique de la France en Afrique de l’Ouest, notamment dans la lutte contre le terrorisme qui frappe le Sahel et le nord du golfe de Guinée.
Si la majorité des 1.000 soldats français stationnés au 43e BIMA quitteront le territoire, un détachement d’environ 80 militaires restera en poste sur le camp – désormais rebaptisé Thomas d’Aquin Ouattara, en hommage au premier chef d’état-major de l’armée ivoirienne – pour des missions de formation et d’accompagnement.
A.KONE