Et si ce chiffre est en constante augmentation, c’est parce que de nombreux soldats sont forcés de combattre contre leur gré, explique auprès de BFMTV Oleski Siver, commandant dans l’armée ukrainienne. « Certains pensent que ça va se passer comme dans un film: ‘Tout va bien se passer, je vais tirer, je vais courir’. Mais c’est différent. Vous restez assis dans une tranchée pendant des semaines. Certains d’entre eux s’enfoncent jusqu’aux genoux dans un marécage. Ils ont froid, ils ont faim parce qu’il n’est pas facile d’obtenir de la nourriture là-dedans. »
Mais face à la menace de peines d’emprisonnement, certains ont fait le choix de réintégrer les rangs de l’armée après l’avoir quittée. « Je savais que je reviendrais », raconte l’un d’eux, Oleskandre, sur BFMTV. Il explique avoir pris cette décision en dépit des inquiétudes de sa famille. Boutch a lui aussi fait le choix de réintégrer l’armée malgré des blessures et des traumatismes liés au combat. « Le simple fait de rester sous un bombardement constant entraîne une détérioration progressive de l’état mental. On devient fou petit à petit, vous êtes constamment stressé, et vous ne vous contrôlez plus. »
Au mois de novembre, ils sont 8000 à être retournés sur le front après avoir déserté. Pour Oleski Siver, pour endiguer le nombre de désertions, il n’existe pas vraiment de solution: « Il faut juste mettre fin à la guerre. »