Le sélectionneur des Éléphants, Emerse Faé, a raconté son parcours et transmis quelques repères. « J’ai commencé à dix ans. J’ai signé mon premier contrat professionnel à dix-neuf ans, en 2003. Puis j’ai dû arrêter en 2012 à cause de problèmes de santé. J’avais vingt-huit ans. Dans ma tête, j’avais encore de belles années à jouer mais les choses ont tourné autrement », a confié Faé.
Le sélectionneur ivoirien a ensuite expliqué sa reconversion. Il n’a pas choisi d’être agent de joueur parce qu’il se juge mauvais négociateur. Il n’a pas choisi non plus d’être recruteur, un métier qui exige une patience qui n’est pas la sienne. Il a soutenu qu’observer un jeune pendant cinq à sept ans avant de le voir devenir professionnel n’était pas pour lui. C’est donc vers le banc qu’il s’est tourné. « Avant même la fin de ma carrière, en 2009, j’avais passé un premier diplôme d’entraîneur, par curiosité. Il permettait de coacher des enfants de sept ou huit ans. Pour entraîner une équipe professionnelle, il faut aller jusqu’au Caf Pro en Afrique ou l’Uefa Pro en Europe. J’ai postulé deux fois sans succès. La troisième a été la bonne », a-t-il raconté.
Ce parcours, parfois heurté, il l’a présenté comme une leçon de persévérance. Aujourd’hui titulaire de tous les diplômes nécessaires pour entraîner dans n’importe quelle catégorie, il a encouragé les jeunes joueurs à penser à l’avenir. « Pendant que vous jouez, pensez à un plan B, même un plan C. Une carrière est courte. Une blessure peut tout arrêter. Ne vous dites jamais que devenir professionnel suffit. Il y a beaucoup de métiers autour du foot. Entraîneur, directeur sportif, directeur général, agent, journaliste, gestionnaire de patrimoine. Tout ne se limite pas au terrain », a conclu le sélectionneur.
A.KONE