Pendant cinq jours, les candidats ont alterné séances théoriques et ateliers pratiques, sous la supervision du Directeur Technique National Lounès Hattab. À ses côtés, les instructeurs Fifa/Caf, Clémentine Touré, Koné Tiêgbê et Soualiho Haidara ont conduit les travaux, informe une note de la Fif transmise à L’inter. La Licence B Caf ne se limite pas à un simple diplôme. Elle constitue un passage obligé pour encadrer les catégories de jeunes et les équipes des divisions inférieures. Autrement dit, elle touche directement à la base du football ivoirien.
Préparation physique, organisation tactique, méthodologie d’entraînement, planification des cycles de travail : le programme vise à donner aux entraîneurs des outils concrets et immédiatement applicables en club. L’objectif est clair : élever le niveau de compétence sur le terrain. « Nous avons appris beaucoup de choses que nous ignorions », explique Gohi Bi Cyriaque, ancien international ivoirien aujourd’hui responsable de la formation U18 à l’Asec Mimosas. Même satisfaction chez Soro Jean, qui salue la disponibilité des formateurs et la qualité des explications.
La formation se poursuivra selon un format alterné, combinant sessions en présentiel et immersion pratique en club. Trois modules restent au programme du 16 au 20 mars 2026, du 27 avril au 1er mai 2026 et du 15 au 20 juin 2026. La certification finale est prévue du 20 au 25 juillet 2026. Ce découpage permet aux stagiaires de tester sur le terrain les notions abordées en salle, puis de revenir avec des retours d’expérience concrets. Au-delà des 25 candidats, c’est toute la stratégie technique de la Fif qui se joue. Former des entraîneurs capables de comprendre le jeu, d’enseigner avec méthode et d’accompagner le développement des jeunes talents conditionne la compétitivité future des clubs et des sélections nationales.
Lounès Hattab l’a rappelé avec fermeté : la Licence B Caf ne sera pas attribuée à la légère. « Il faut que les stagiaires méritent véritablement cette licence. On ne l’attribuera pas pour peu. Il faut qu’ils le méritent par leur abnégation, leur dévouement et leur connaissance. » Pour la Fif, la réforme de la formation ne se mesure pas au nombre de diplômés, mais à la qualité des entraîneurs mis sur le terrain. C’est un enjeu majeur pour le footballivoirien.
A.KONE