Face à la presse, le mardi 5 mai 2026, au stade Félix Houphouët-Boigny, le directeur général des Sports, Adama Doumbia, a détaillé les mécanismes de ce dispositif mis en place par l’État afin de permettre aux sportifs ivoiriens d’évoluer dans de meilleures conditions. « L’appui de l’État aux fédérations se traduit également par l’octroi de bourses aux sportifs de haut niveau. Chaque année, ce sont environ 80 millions de Fcfa qui sont consacrés à cette opération. Cette année, près d’une soixantaine d’athlètes bénéficient de cette mesure », a expliqué le directeur général des Sports.
Pour Adama Doumbia, ces bourses constituent un soutien direct non seulement aux athlètes, mais également aux fédérations sportives et aux clubs, souvent confrontés à d’importantes charges financières. « On ne parle pas souvent des efforts consentis par l’État pour accompagner les sportifs de haut niveau. Lorsqu’un athlète bénéficie d’une bourse, cela allège considérablement les charges des clubs et des présidents de fédérations qui assurent déjà de nombreuses dépenses liées à l’encadrement et à la préparation des sportifs », a-t-il souligné.
Le programme repose sur trois principales catégories : les boursiers olympiques, les boursiers pré-olympiques et les boursiers espoirs. Les boursiers olympiques regroupent les athlètes déjà qualifiés pour les Jeux olympiques ou disposant du niveau requis pour décrocher leur qualification. Cette catégorie concerne aussi bien des sportifs résidant en Côte d’Ivoire que ceux évoluant à l’étranger.
Les boursiers pré-olympiques sont de jeunes athlètes identifiés pour leur fort potentiel et susceptibles d’intégrer, à moyen terme, l’élite sportive ivoirienne. Le dispositif prend en compte les talents basés sur le territoire national comme à l’international.
Enfin, la catégorie des boursiers espoirs concerne les jeunes talents repérés lors des compétitions régionales, nationales ou sous-régionales. Ces athlètes sont suivis par les directions techniques nationales, les encadreurs sportifs ainsi que les professeurs de sport issus de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) de Marcory, déployés dans les différentes régions du pays.
Selon Adama Doumbia, ce mécanisme garantit un accompagnement global des jeunes sportifs prometteurs. « Une fois détectés, ces jeunes peuvent bénéficier de l’appui de l’État pour leur préparation. Cela peut concerner le transport, l’équipement ou tout autre besoin lié à leur progression sportive », a-t-il précisé.
Les montants alloués varient selon les catégories. Les boursiers olympiques peuvent notamment percevoir une allocation mensuelle pouvant atteindre 400 000 Fcfa, afin de leur permettre de se consacrer pleinement à leurs entraînements et à leurs objectifs internationaux.
À travers ce programme, l’État ivoirien entend renforcer sa politique de développement du sport de performance et préparer efficacement la relève nationale en vue des grandes compétitions continentales et mondiales.
Eric KOUAKOU