Willy Alexandre Neth, porte-parole de la coalition, a indiqué qu’entre le 19 et le 27 octobre 2024, les 124 coordonnateurs départementaux déployés dans 620 centres à travers le pays, et 3 observateurs en ligne pour les réseaux sociaux, ont constaté une moyenne de moins d’une personne enregistrée par centre et par jour. « Sur les 620 centres observés, seulement 520 personnes se sont fait enregistrer, soit une moyenne de moins d’une personne par centre et par jour. De plus, aucun enrôlement n’a été constaté dans 94 centres en une journée. Le Consortium note, par ailleurs, des difficultés, notamment six centres restés fermés, un retard d’ouverture dans 24 centres, ainsi qu’un manque d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite dans 30 centres », a ajouté le conférencier.
Le porte-parole du Coscel-Ci a signalé plusieurs dysfonctionnements logistiques et techniques. « Les tablettes numériques, bien que présentes dans presque tous les centres, ont rencontré des dysfonctionnements dans 31 d’entre eux. Par ailleurs, des incidents liés à la formation technique des opérateurs ont compromis la qualité de l’enrôlement dans quatre centres. Des irrégularités ont aussi été relevées, telles que l’enregistrement d’informations personnelles pour des personnes n’ayant pas tous les documents requis dans 23 centres », a-t-il fait savoir.
M. Neth a signalé un autre élément qui a souvent fait l’objet de polémiques. « Des nouveaux requérants munis de leur Carte nationale d’identité (Cni) ont été empêchés de s’enrôler par des agents de la Cei (Commission électorale indépendante, Ndlr) au motif qu’ils n’avaient pas apporté leur extrait d’acte de naissance. Ce constat a été noté dans neuf (9) centres notamment dans les départements de Alépé (1), Bloléquin (1), Sakassou (1), Tiébissou (3), Sandégué (2) et Ferké (1) », a-t-il révélé.
Le conférencier a aussi déploré l’accès restreint de certains observateurs du Coscel-Ci dans des centres, malgré leur accréditation. Le Consortium a alors officiellement demandé à la Cei d’émettre une circulaire pour garantir un accès complet et continu de ses observateurs à tous les centres d’enrôlement.
Vu la situation avec tous ces éléments mentionnés plus haut, le Coscel-Ci appelle à une intensification de la sensibilisation auprès des populations et des efforts pour réduire les coûts des documents administratifs nécessaires pour les requérants. Pour encourager une participation citoyenne plus large, le consortium a recommandé à la Cei de « proroger le processus de révision de la liste électorale pour permettre à un nombre important de requérants de se faire inscrire sur la liste électorale ».
Il a invité, par ailleurs, les partis politiques et les Organisations de la société civile (Osc) à suivre de près le processus, afin de renforcer la transparence et l’équité de l’élection présidentielle d’octobre 2025, entre autres. Le consortium a surtout encouragé les partis politiques à « intensifier la sensibilisation de leurs militantes et militants à participer massivement au processus de révision de la liste électorale ».
Le porte-parole du consortium a conclu par cet appel : « le Coscel-Ci invite les populations ivoiriennes en âge de voter ou qui atteindront 18 ans en date du 28 février 2025, et particulièrement les femmes et les jeunes, à aller se faire enrôler massivement afin de participer aux prochaines échéances électorales en Côte d’Ivoire ».
E.K.