Le président Bictogo a saisi l’occasion pour éclairer la presse sur les ajustements dans la programmation des matchs, les contraintes logistiques, et les projets novateurs destinés à valoriser les compétitions nationales. « Dans l’organisation de la première phase du championnat, plusieurs paramètres essentiels ont été pris en compte pour garantir le bon déroulement des matchs tout en respectant les contraintes logistiques et sportives. Les impératifs liés à la retransmission des rencontres par nos partenaires médias, Canal+ et RTI, ont nécessité une planification adaptée en raison du temps nécessaire à l’installation de leurs équipements techniques. Par ailleurs, la gestion des stades, sous l’autorité de l’Office National des Sports (Ons), exige des cycles réguliers d’entretien pour maintenir les terrains aux normes, ce qui a également influencé la programmation », a-t-il indiqué.
En effet, grâce à la Can 2023, la Côte d’Ivoire a pu se doter de nouveaux stades ultramodernes. Mais ces infrastructures restent sous la gestion de l’Ons, un facteur limitant la Lfp dans la programmation des matchs. « Ces stades ne nous appartiennent pas. Leur gestion par l’Ons, ainsi que les travaux de maintenance réguliers, compliquent notre capacité à planifier des rencontres à un rythme soutenu », a rappelé M. Bictogo. Le patron de la Lfp a souligné qu’en parallèle, les préparatifs pour le Championnat d’Afrique des Nations (Chan) 2024, qui se déroulera en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda, ont constitué un enjeu majeur. « Avec la nomination de l’entraîneur coach N’dri Romaric, il a fallu constituer une équipe compétitive, organiser des matchs amicaux et préparer les éliminatoires contre le Burkina Faso le 22 et 28 décembre 2024. Cependant, ces dates non reconnues par la Fifa posaient problème, car les clubs n’étaient pas obligés de libérer leurs joueurs », a-t-il précisé, signalant au passage que l’absence de dates Fif durant cette période rend difficile l’obligation faite aux clubs de libérer leurs joueurs. Pour répondre à ces défis, a rassuré M. Bictogo, la décision a donc été prise de programmer les rencontres du championnat tous les trois jours et concentrer les matchs à Abidjan. « Cette stratégie vise à réduire les déplacements des joueurs et à optimiser leur temps de récupération en vue des échéances internationales. Nous prévoyons d’achever la 14ᵉ journée d’ici le 12 décembre et la 15ᵉ journée les 30 et 31 décembre, dans le cadre d’un Boxing Day à l’ivoirienne », a expliqué le conférencier. Ainsi, les clubs engagés dans les compétitions africaines joueront leurs matchs entre le 17 et le 19 décembre, afin d’assurer la cohérence du calendrier. Si la Côte d’Ivoire se qualifie pour le Chan, le championnat pourrait être suspendu en février pour une durée de deux mois. « Cela nous laissera trois mois pour disputer la seconde phase et la Coupe Nationale, avec une fin de championnat prévue pour le 31 mai 2025 », a soutenu le chef de la Lfp.
Le Boxing Day ivoirien annoncé
Le président de la Lfp a annoncé un événement inédit : le Boxing Day ivoirien. Ce rendez-vous sera une grande première en Côte d’Ivoire, inspiré des traditions footballistiques britanniques. « Pour la première fois en Côte d’Ivoire, un Boxing Day sera organisé. C’est une initiative unique qui marquera la dernière journée de la phase aller du championnat. Contrairement aux journées habituelles, cette fois-ci, les rencontres ne se limiteront pas à Abidjan. Des matchs seront disputés sur toute l’étendue du territoire national, offrant ainsi à tous les passionnés de football ivoirien l’occasion de vivre cet événement de près, dans leurs régions respectives. C’est une occasion de créer une ambiance festive et de mettre en lumière notre championnat », précise Salif Bictogo.
Le président de la Lfp a rassuré quant au bilan du championnat ivoirien après 12 journées avec des signes encourageants « Après 12 journées de compétition intense, le championnat ivoirien affiche des résultats très prometteurs. Le niveau de la compétition est élevé, avec des équipes qui démontrent un engagement remarquable sur le terrain. Chaque week-end, le podium change, témoignant d’une lutte acharnée pour les premières places, tandis qu’en bas de tableau, les équipes se battent pour éviter les dernières positions », a-t-il fait remarquer.
Selon lui, le niveau des équipes continue de progresser, offrant un spectacle de qualité aux supporters. Par ailleurs, la Ligue 2 connaît une dynamique exceptionnelle, attirant actuellement plus de public que la Ligue 1. « Ce qui représente une avancée significative pour le football dans les régions », a-t-il insisté.
M. Bictogo est également optimiste pour l’arbitrage. Il a assuré que les arbitres, depuis leur professionnalisation décidée par le président de la Fif, Yacine Idriss Diallo, montrent également des signes d’amélioration. « Leur rigueur et leur engagement contribuent à rehausser la qualité de la compétition. L’ensemble de ces éléments reflète une évolution positive et encourageante pour le championnat ivoirien, qui continue de captiver les passionnés de football à travers tout le pays », a-t-il expliqué.
J.F.PAGNI