Dès le coup d’envoi au Stade Amadou Gon Coulibaly (Agc), le ton était donné. Portés par des athlètes comme Koffi Krémien Akoua, Kamlan Pierre-Claver ou encore Alui Caroline, les pensionnaires de l’Injs ont décroché l’or sur toutes les distances reines : relais 4x400m, 4x100m, 100m, 200m, 400m, 800m, 1500m et même le 3000m, sans oublier le saut en longueur. Garçons comme filles, aucun podium ne leur a échappé.
Si l’athlétisme a été le terrain de leur suprématie, l’Injs a aussi imposé sa loi dans les sports collectifs et de combat. En football féminin, les étudiantes se sont offert l’Université Péléforo Gon Coulibaly (Upgc) de Korhogo (2-0). Au handball, les hommes ont balayé l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (Inphb) de Yamoussoukro (31-20) et les filles ont surclassé l’Université Lorougnon Guédé de Daloa (31-15). Le volley-ball a vu l’Injs réaliser un doublé historique (équipes masculines et féminines championnes), pendant que les basketteuses ajoutaient un trophée en 5×5. Et au Taekwondo, c’est un festival. Dans toutes les catégories (-60kg, -81kg, -58kg, -68kg, -74kg chez les garçons, -49kg et -73kg chez les filles), l’institut a dominé, ne laissant que des miettes aux universités d’Abidjan et de l’intérieur.
Présent sur chaque site de compétition, du Stade Agc au Stade régional, le directeur général de l’Injs, Habib Sanogo, a suivi ses troupes de bout en bout. Toujours au bord des terrains, il a galvanisé ses étudiants. Et, à l’heure du bilan, il ne cache pas sa satisfaction : « Comme je l’avais promis, les résultats sont là. C’est le fruit du travail collectif. Bravo à nos athlètes et encadreurs, et merci à l’Oissu pour l’organisation. L’Injs a encore montré sa valeur ». Ces résultats donnent déjà des idées au Dg. « Maintenant, il faut passer à l’autre étape pour qu’on puisse, dans les clubs civils, avoir notre progression pour que notre laboratoire du sport puisse être confirmé au plan national et international », explique-t-il.
Fort de cette moisson de trophées, l’Injs ne veut pas se contenter d’être la locomotive du sport universitaire. L’institut ambitionne désormais de franchir un palier. Il s’agira d’insérer davantage ses talents dans les clubs civils pour leur offrir un tremplin vers l’élite professionnelle, de préparer ses étudiants à représenter la Côte d’Ivoire dans les compétitions régionales et mondiales, renforcer ses infrastructures et programmes de formation pour devenir un centre d’excellence reconnu au-delà des frontières. Les Jeux universitaires 2025 ne sont donc pas qu’une victoire pour l’Injs. Ils marquent le début d’une nouvelle étape qui consiste à transformer cette domination nationale en succès sur la scène africaine et internationale.
A.KONE