D’entrée, les joueuses de Stéphane Leite ont imposé leur rythme sous l’impulsion d’une Leatitia Sahié en état de grâce. Avec 23 points, 8 rebonds et 2 passes décisives, l’ailière ivoirienne a porté son équipe, se montrant décisive dans les moments clés. À ses côtés, la capitaine Kariata Diaby (12 points, 10 rebonds) a brillé par sa régularité et son impact dans les deux raquettes, bien épaulée par Molly Kaiser (16 points). Malgré quelques passages à vide, notamment en fin de deuxième quart-temps, les Ivoiriennes ont su contenir le retour des Égyptiennes. Stéphane Leite ne cache pas son soulagement : « Commencer un tournoi à domicile, c’est toujours particulier. On a senti une vraie envie de bien faire. Cette victoire fait du bien, mais il faut vite se tourner vers la suite ».
Le sélectionneur reste lucide sur les faiblesses aperçues dans ce match. « On encaisse 27 points dans le deuxième quart-temps, c’est trop. On a aussi relâché deux fois alors qu’on menait de 18 points. Il faut apprendre à tuer les matchs ». Face à l’Angola ce lundi 28 juillet à 18h30, les Éléphantes devront se montrer plus constantes.
L’équipe angolaise, bien qu’en reconstruction, reste une formation accrocheuse, difficile à manœuvrer. La Côte d’Ivoire doit s’armer d’une mentalité de gagneur, « être capable, à un moment donné, de ne plus laisser d’espoir à l’adversaire ». « Maintenant, c’est aussi la volonté de se projeter rapidement sur la suite parce que les filles ont deux objectifs. Pour ça, il faut qu’on arrive à être encore plus performants que ce qu’on a fait sur ce match. Je m’attends à un match dur, physique. L’Angola aime le combat, il faudra être prêt mentalement », prévient Leite.
Pour la capitaine des Eléphantes, Kariata Diaby, ce retour au pays avec la sélection a une saveur toute particulière. « Rejouer ici, dans cette salle où j’ai commencé à 14 ans, c’est fort. Il y avait de l’émotion, de l’impatience. Le public nous a portées », se réjouit-elle. En cas de victoire ce soir, la Côte d’Ivoire validerait son ticket pour les quarts de finale sans passer par les huitièmes. Un objectif à portée de main… à condition d’y mettre l’intensité et la rigueur des grandes équipes.
A.KONE