L’événement a été officiellement présenté à la presse le vendredi 13 mars 2026 à l’hôtel Tiama, au Plateau. A l’occasion, le promoteur de la soirée, Tidiane Touré, a expliqué que cette soirée répond à la volonté exprimée depuis longtemps par Michel Soro : combattre devant le public ivoirien. « Cela fait de nombreuses années que Michel Soro souhaite revenir boxer en Côte d’Ivoire. Il a combattu sur tous les continents, mais il lui manquait l’essentiel : représenter son pays chez lui », a-t-il expliqué. M. Touré a ajouté que le choix d’Abidjan s’explique par le fait que la Côte d’Ivoire dispose désormais d’infrastructures modernes capables d’accueillir des événements sportifs d’envergure internationale. « Le pays possède aujourd’hui des installations exceptionnelles pour organiser un véritable show pugilistique de niveau mondial. C’est aussi ce qui a motivé le choix de la Côte d’Ivoire », a affirmé Tidiane Touré, en présence du directeur général du Parc des expositions d’Abidjan, Valery Gissat.
Au-delà du spectacle les promoteurs souhaitent faire de « The Dream 1 », un levier important du renouveau de la boxe africaine. Le projet repose sur trois axes majeurs. Le premier est le retour au pays d’un boxeur ivoirien qui a bâti l’essentiel de sa carrière à l’international, un parcours marqué par la discipline, la résilience et de nombreux sacrifices. Le deuxième pilier vise à inspirer la jeunesse africaine. Les organisateurs veulent offrir une plateforme à de jeunes talents du continent afin qu’ils puissent se faire remarquer sur une scène internationale. « Nous avons énormément de pépites qui boxeront lors de ce gala. Notre objectif est de leur donner l’occasion de montrer leur potentiel », a souligné Tidiane Touré. Enfin, l’événement ambitionne de renforcer l’image de la Côte d’Ivoire comme terre d’accueil de grands rendez-vous sportifs. Avec un gala de cette envergure, l’organisation espère attirer l’attention des amateurs de boxe du monde entier.
Deux boxeurs invaincus dans la même catégorie
M. Touré a déclaré que la soirée débutera par plusieurs combats d’encadrement mettant en lumière de jeunes boxeurs africains. En catégorie welter, l’Ivoirien Kassi Daniel affrontera un adversaire nigérian. En super léger, l’Ivoirien Gazo sera opposé à un boxeur camerounais. Un autre duel attendu mettra aux prises l’Ivoirien Anzoumana Diarra et le Congolais Jean Christ Otondo, également en super léger. Le programme prévoit aussi un choc franco-mexicain en catégorie super welter entre l’actuel champion d’Europe et un adversaire mexicain réputé pour la puissance de ses coups. Les organisateurs annoncent également un affrontement entre deux boxeurs invaincus dans la même catégorie, prévu sur huit rounds. Temps fort de la soirée, le combat principal entre Michel Soro et Hassan Mwakinyo. Le boxeur ivoirien présente un palmarès solide de 38 victoires, dont 27 par KO, pour quatre défaites. Ancien champion d’Europe, il compte parmi les combattants les plus expérimentés de sa génération. Son adversaire tanzanien ne manque pas non plus d’arguments. Hassan Mwakinyo affiche 25 victoires, dont 18 par KO, et jouit d’une grande popularité en Tanzanie. Leur confrontation s’annonce donc particulièrement disputée.
Très ému à l’idée de combattre enfin devant le public ivoirien, Michel Soro a exprimé sa joie. « Je suis très heureux de pouvoir me produire en Côte d’Ivoire. Toute ma carrière s’est faite à l’extérieur, mais j’ai toujours rêvé de boxer ici, dans mon pays », a-t-il confié, impressionné par les installations du Parc des expositions d’Abidjan. « Pour moi, c’est la plus belle salle que j’ai vue », a-t-il déclaré. Conscient des attentes du public, Michel Soro affiche une grande détermination. « Je n’ai pas le droit de perdre dans mon pays. Mon travail est de m’entraîner, de gagner et de donner à la Côte d’Ivoire le premier champion du monde de son histoire », a-t-il soutenu e présence d’Eric Grebet, membre du staff.
Pour le président de la Fédération ivoirienne de boxe (Fib), Arthur Boa, cet événement est une belle opportunité pour relancer le noble art en Côte d’Ivoire.
« Mon comité directeur et moi sommes très satisfaits de ce projet. Nous travaillons avec plusieurs promoteurs pour multiplier les soirées pugilistiques et redynamiser la boxe ivoirienne », a-t-il assuré. Dans la même veine, M. Gissat salué une initiative qui contribuera à mettre davantage en lumière le Parc des expositions d’Abidjan. « Nous disposons d’un site extraordinaire, mais il ne vaut rien sans les événements qui l’animent. Accueillir un gala de cette envergure est une excellente nouvelle », a-t-il souligné.
Axel KONE