« Sur l’instruction du ministre des Sports, c’est une tribune qui sera dédiée à des réflexions stratégiques. Après avoir dressé un bilan le plus froid qu’il soit, de notre écosystème sportif et évalué tout ce qui a été fait en termes de mise en œuvre, notamment de la loi sur le sport, et du fait des propositions qui pourraient être traduites en actions concrètes sous forme de programmes ou d’axes d’intervention du ministère en charge de sport et avec le concours de tous les acteurs que je vais décider », explique M. Doumbia. Il souligne que cette initiative est « extrêmement » important car elle constituerait une base à partir de laquelle on pourrait tenir compte des réalités nouvelles que vit le sport ivoirien « afin de proposer des actions majeures pour les corriger et aller de l’avant ».
Le Dg des sports a fortement apprécié la contribution de la presse à la promotion des activités du ministère, du mouvement sportif et au développement du sport ivoirien. « Je peux vous dire que monsieur le ministre est très satisfait de ce que vous faites pour le sport. Il est très satisfait de l’accompagnement dont a bénéficié notre pays lors de la Can », a-t-il dit non sans remercier au nom du ministre Adjé Silas Metch, les fédérations, les présidents de fédérations qui font « d’énormes sacrifices ». « Nous les voyons, ils souffrent quelquefois. On le sait… Il y a encore beaucoup de difficultés, mais ils se mettent au-dessus de ces difficultés pour assurer la promotion de leur discipline sportive. Il a salué le Comité national olympique qui, dans cette mission, « apporte beaucoup au développement du sport, dans l’encadrement des fédérations sportives, en tant que structure consultative du ministère des sports. « Monsieur le ministre entend s’appuyer sur cet outil de promotion du sport en Côte d’Ivoire. Je voudrais m’inscrire dans cette logique de Monsieur le ministre », a-t-il insisté.
En réponse aux questions relatives aux crises au sein des fédérations, le Directeur général a fait remarquer que où plusieurs intelligences se rencontrent, il peut se faire forcément qu’il y ait des difficultés de collaboration, des conflits qui peuvent naître. « Ce qui est important quand il y a des conflits, c’est de pouvoir y faire face avec la plus grande responsabilité et de prendre les décisions qui s’imposent en son âme et conscience conformément aux dispositions légales (…) Vous avez les juridictions ivoiriennes qui sont outillées pour connaître tel ou tel conflit. Et le ministère ne se déroge pas. (…) La seule entité qui octroie l’agrément aux fédérations sportives en Côte d’Ivoire, jusqu’à preuve du contraire, c’est le ministère des sports. C’est l’Etat qui reconnaît les fédérations et les encadre à travers les unités administratives qu’il crée pour assurer l’encadrement de ces fédérations », précise le Dg.
Il indique aussi que dans leur fonctionnement, les fédérations sont libres d’adhérer aux organisations sportives de leur choix, « mais la Côte d’Ivoire est en état de droit ». « Les lois ivoiriennes, ce sont elles qui régissent la vie au sein de la société. Et il ne pourra en être autrement. (…) Le ministère des sports n’est l’ami de personne. Le ministère des sports n’est l’ennemi de personne. C’est un organisme gouvernemental qui a des missions très claires. L’administration générale également, qui est une composante du ministère, a des missions très claires et entend mettre en œuvre ces missions-là avec le concours de tout le monde. Fédérations, clubs, comités nationaux olympiques, presses, fédérations internationales et j’en passe », a conclu Adama Doumbia.
J.F.PAGNI