Ces travaux marqués par l’exposé de cadrage Adama Doumbia, le Directeur Général de l’Oissu, suivi du mot d’encouragement et d’exhortation de l’Inspecteur Général du Ministère chargé des Sports et du Cadre de Vie, Touré Nimbo, ont permis à la communauté éducative et aux experts mobilisés à Yamoussoukro, de faire l’état des lieux du sport scolaire et universitaire.
Au cours des travaux en commissions, ils ont planché sur les stratégies de mise en œuvre des Associations sportives d’établissement (Ase) ; la sensibilisation des acteurs clés à la pratique du sport à l’école et sur les solutions durables pour le développement et la promotion du sport à l’école. Ces réflexions ont permis de faire émerger des propositions concrètes. Elles contribueront à l’élaboration d’un plan d’action adapté aux réalités du terrain et réalisable à court et moyen terme.
Auparavant, à l’ouverture, Gaumont Félicien, le représentant du maire de Yamoussoukro, Patrice Kouassi, s’est réjoui du dynamisme retrouvé de l’Oissu et souhaité que les travaux de ces assises contribuent au bonheur de l’ensemble de la jeunesse ivoirienne et particulièrement de sa commune.
Au nom du préfet de région, la secrétaire générale de préfecture, Kouakou Aya Béatrice, épouse Kouadio, a ouvert officiellement l’atelier de réflexion sur le sport scolaire et universitaire en ces termes : « Promouvoir la pratique du sport en milieu scolaire et universitaire, c’est cultiver l’esprit d’équipe, inculquer la discipline, le respect des règles et la solidarité, des valeurs indispensables qui favorisent la stabilité de toute société. C’est pourquoi, je me réjouis de la tenue de cet atelier de l’Oissu qui permettra de créer un cadre de réflexion et d’échanges en vue de susciter la participation de tous les établissements scolaires et universitaires lors des compétitions sportives ». Elle reste convaincue que les recommandations de ces travaux seront « en faveur de l’encadrement sportif de notre jeunesse ».
Le sport levier de l’éducation des jeunes
A l’ouverture des travaux, le Dg de l’Oissu, Adama Doumbia, a rappelé à que dès l’indépendance de la Côte d’Ivoire en 1960, les gouvernants ont compris qu’il fallait une jeunesse capable de relever le défi de l’ivoirisation des cadres, une jeunesse relais de l’administration coloniale, véritable levier du développement de la nation.
L’Oissu, créé en 1962, a eu pour mission de faire de telle sorte que le sport soit un des leviers de l’éducation des jeunes, à la citoyenneté mais aussi pour relever les défis technologiques et multiformes. L’Office poursuit aujourd’hui cette mission de faire de la jeunesse le levier du développement de la Côte d’Ivoire. Aussi, chaque année, organise-t-il les compétitions sportives scolaires et universitaires.
Au titre de l’année 2024-2025, 105 000 élèves ont pris part aux compétitions contre 95 000 l’année précédente. « C’est une avancée qui reste toutefois insuffisante, quand on sait que la Côte d’Ivoire compte environ 9 millions d’élèves et d’étudiants. Il reste par conséquent du chemin à faire pour qu’une proportion raisonnable d’élèves et d’étudiants puise s’adonner à la pratique du sport à l’école et participer effectivement aux compétitions de l’OISSU », a-t-il expliqué, précisant que c’est pour réduire la disparité entre le nombre d’étudiants et d’élèves dans les établissements et le nombre de licenciés enregistrés par l’OISSU, que de concert avec les partenaires institutionnels du secteur éducation-formation, l’atelier de réflexion sur le sport à l’école est organisé.
Plusieurs structures techniques des ministères du secteur éducation-formation, ont participé à cet atelier à Yamoussoukro. Ce sont entre autres la Direction des Écoles, des Lycées et Collèges (MENA), la Direction de la Pédagogie et de la Formation Continue (MENA), la Direction de la Vie Scolaire (MENA), la Direction des Œuvres Universitaires, de la Vie Associative et du Genre (MESRS), l’Institut National de Formation Professionnelle Agricole, l’Union Patronale de l’Enseignement Supérieur Privé, la Fédération Nationale des Établissements Privés Laïcs de Côte d’Ivoire, l’Université Nangui Abrogoua, l’INPHB, l’EEAC (Ministère de la Culture et de la Francophonie), l’ACEASCI, la DPFC, l’ISTC.
Les 17 recommandations issues des travaux
1. associer l’ensemble des organismes concernés par les activités de l’OISSU à la stratégie de communication
2. intensifier la mobilisation communautaire ;
3. organiser des campagnes médiatiques ;
4. mobiliser des ressources additionnelles pour un meilleur financement des activités sportives en milieu scolaire et universitaire ;
5. prévoir des mesures incitatives pour les acteurs clés du sport scolaire et universitaire ;
6. susciter une plus grande implication des décideurs et des leaders communautaires dans la mise en œuvre des textes (lois, décrets, arrêtés, circulaires, note de service…) régissant l’organisation du sport scolaire et universitaire ;
7. renforcer les capacités des acteurs clés du sport scolaire et universitaire ;
8. renforcer la couverture sanitaire des athlètes ;
9. poursuivre et généraliser le programme de réhabilitation des infrastructures sportives scolaires et universitaires ;
10. instaurer un modèle de gestion inclusive des infrastructures sportives scolaires et universitaires réhabilités avec une plus grande implication des ASE ;
11. élaborer une communication en conseil des Ministres pour faire adopter les conclusions du présent atelier par le Gouvernement ;
12. mettre en place un mécanisme de suivi et d’évaluation des recommandations;
13. réactiver les centres d’animation et d’entrainement sportifs ainsi que les sections sports et études dans les établissements d’enseignement conformément à l’article 22 du décret 98-332 du 15 juin 1998 portant organisation de l’éducation physique (…) ;
14. faire appliquer les dispositions de l’article 31 du décret 98-332 du 15 juin 1998 portant organisation de l’éducation physique relatif aux plages horaires consacrées à la pratique du sport à l’école ;
15. valoriser la contribution et la participation des CROU dans les activités sportives universitaires ;
16. intégrer le sport au nombre des matières d’enseignement pour les validations de niveau dans l’enseignement supérieur ;
17. intensifier la sensibilisation pour une plus grande adhésion volontaires des élèves et étudiants aux ASE
18. susciter une grande implication des COGES et des mécènes dans le financement du sport scolaire et universitaire.
Eric KOUAKOU