Selon le document, cette démission collective concerne notamment les secrétaires nationaux, les cadres du parti, les secrétaires de section ainsi que les militants membres du cabinet du secrétaire général adjoint.
« Par la présente, nous, Aka Boni Marc, Secrétaire Général Adjoint du Front Populaire Ivoirien (FPI), ainsi que l’ensemble des Secrétaires Nationaux, cadres, Secrétaires de section et militants du FPI membres du cabinet du SGA, vous notifions officiellement notre démission collective et immédiate de toutes nos fonctions ainsi que de notre qualité de membres du Front Populaire Ivoirien », précise le communiqué.
Les signataires indiquent que cette décision est le fruit « d’une réflexion approfondie et d’un choix assumé ». Elle découle, selon eux, de divergences à la fois politiques, organisationnelles et stratégiques, devenues incompatibles avec leur vision et leurs convictions. « Cette décision, mûrement réfléchie et prise en toute responsabilité, est la conséquence de divergences […] devenues incompatibles avec notre engagement initial au sein du parti », souligne le texte.
Selon eux, ils constatent une rupture profonde avec les orientations et le mode de fonctionnement actuels du FPI, auxquels ils ne parviennent plus s’identifier
Aka Boni Marc et ses collaborateurs rappellent que leur engagement politique a toujours été guidé par des dynamiques de justice, de démocratie et de bien-être des populations. Toutefois, ils estiment que certaines décisions récentes prises par la direction du FPI, ont marqué une rupture profonde avec ces principes.
« Au regard des récentes décisions prises par le parti, notamment le choix arbitraire du candidat de la circonscription de Bongouanou commune, le retrait du Secrétaire Général Adjoint et de son cabinet de toutes les plateformes du parti, ainsi que la campagne de dénigrement orchestrée par le Président du parti lui-même et certains cadres, nous constatons une rupture profonde avec les orientations et le mode de fonctionnement actuels du FPI, auxquels nous ne parvenons plus à nous identifier », regrettent-ils.
Malgré cette rupture, Aka Boni Marc et les membres de son cabinet respectent à adopter une tonne mesurée. Ils expriment leur reconnaissance au président du FPI ainsi qu’à l’ensemble des militants avec lesquels ils ont partagé « des moments de lutte, d’espoir et de solidarité ». Pour rappel, le Front populaire ivoirien n’a obtenu qu’un seul siège sur les 255 possibles.
E.KOUAKOU