Dans les grandes villes des Etats-Unis, des Américains de tous âges ont défilé avec des pancartes arborant messages antiguerre et symboles de paix, après un mois de conflit au Moyen-Orient et à l’approche des élections de mi-mandat en novembre.
Le mouvement No Kings (« Pas de rois ») a revendiqué une affluence record pour cette troisième journée de mobilisation contre le républicain en l’espace d’un an, avec selon lui 8 millions de protestataires dans plus de 3.300 cortèges
Cela correspond à une augmentation estimée à un million de participants et 600 cortèges supplémentaires par rapport à la journée précédente, en octobre dernier. Ce mouvement s’est affirmé comme le plus important fédérateur de contestation depuis le retour du milliardaire républicain à la Maison-Blanche.
Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de New York, où l’acteur Robert De Niro, farouche critique de Donald Trump, a ouvert la marche. « D’autres présidents ont déjà testé les limites constitutionnelles de leur pouvoir, mais aucun n’a représenté une menace aussi existentielle pour nos libertés et notre sécurité. […] Il faut l’arrêter », a-t-il exhorté.*
A Minneapolis, épicentre en début d’année de l’offensive anti-immigration du gouvernement américain, 200.000 personnes ont manifesté. La légende du rock Bruce Springsteen y a interprété sa chanson « Streets of Minneapolis », écrite en hommage aux deux Américains tombés sous les balles d’agents fédéraux lors d’opérations de la police de l’immigration, l’ICE, Renee Good et Alex Pretti.
A la tribune de cette ville démocrate du Midwest, le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a remercié la population de s’être opposée à un « dictateur en herbe » comme Donald Trump. « Nous n’accepterons jamais un président qui est un menteur pathologique, un cleptocrate et un narcissique qui sape la Constitution des Etats-Unis et l’Etat de droit chaque jour », a renchéri Bernie Sanders, ancien candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle.
Un message acclamé par une foule persuadée que l’alternance politique est proche. A moins de six mois des élections de mi-mandat, la cote de popularité du président Donald Trump a chuté ces derniers jours à son plus bas niveau depuis son retour à la Maison-Blanche. Selon un sondage réalisé par l’institut Ipsos pour Reuters la semaine dernière, seuls 36 % des Américains approuvent l’action de Trump, contre 40 % la semaine précédente.
Sur les marches du Capitole de l’Etat du Minnesota, une grande bannière résumait l’état d’esprit des manifestants : « La révolution débute au Minnesota ».
Source lesechos.fr