Ibrahime Coulibaly-Kuibiert le sait, les prochains mois risquent d’être animés et son action sera scrutée. Ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel ivoirien, il a été élu en septembre 2019 à la tête de la Commission électorale indépendante (CEI), organe sous le feu des critiques de l’opposition à un an d’une élection présidentielle très attendue. De passage à Paris pour y rencontrer la diaspora, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a accepté de répondre aux questions de Jeune Afrique et aux polémiques récemment soulevées par plusieurs partis politiques qui s’inquiètent des conditions d’organisation du scrutin.
Alors que la révision de la liste électorale débutera mi-octobre, avec quelques semaines de retard et pour une durée d’un mois, plusieurs partis d’opposition, dont le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), le Mouvement des générations capables (MGC) de Simone Gbagbo et le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep) de Charles Blé Goudé, réclament une profonde réforme du processus électoral en vigueur qu’ils estiment être « une source majeure de conflits ».
Selon eux, la liste électorale « ne reflète pas la réalité du corps électoral », l’indépendance de la CEI est « sujette à caution » et le processus électoral « biaisé ». Autant d’inquiétudes auxquelles devra répondre Ibrahime Coulibaly-Kuibiert dans la perspective d’une élection présidentielle apaisée, alors que la question de la réinscription de l’ancien président Laurent Gbagbo sur la liste électorale promet de faire du bruit.
Source Jeune Afrique