Cette rencontre a servi de cadre pour analyser les détails de l’opération censée permettre le bon déroulement du processus électoral en lien avec les législatives du 27 décembre. Concrètement, il sera question de : prévenir les violences en assurant la sécurité des populations et des biens ; assurer un climat apaisé sur l’ensemble du territoire avant, pendant et après le scrutin ; lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux en effectuant une communication claire et précise. L’opération s’étendra du dimanche 14 décembre 2025 au dimanche 04 janvier 2026. Seront mobilisés 18.000 éléments de la gendarmerie nationale, 18.000 éléments de la police nationale et 8.000 éléments des armées. Cela donne un total de 44.000 hommes qui seront mobilisés dans le cadre de la sécurisation du scrutin législatif.
Concernant les moyens engagés pour la sécurisation desdites élections, il s’agit de moyens démocratiques et conventionnels de maintien de l’ordre qui seront utilisés par les forces de sécurité. Porte-parole des armées, le colonel Blé Séraphin a réaffirmé la bonne disposition des forces de défense et de sécurité pour l’opération « Dome Citoyen » . « Je puis vous assurer que toutes les dispositions seront prises pour anticiper et réagir, de manière professionnelle, à toute menace qui viendrait entraver le déroulement du processus électoral. Les forces de défense se tiendront prêtes et organiseront des patrouilles et renforceront la sécurité sur les sites sensibles », a dit le colonel Blé Séraphin.
La capacité d’anticipation, dont a fait cas le porte-parole des armées, réside dans l’exécution d’un exercice de simulation. En effet, la remise des ordres de l’opération « Dome Citoyen » s’inscrit dans le cadre d’un exercice de simulation interarmées qui s’est tenu du 23 au 28 novembre 2025. L’exercice s’est déroulé à Grand-Bassam et Bonoua. Selon le colonel Blé Séraphin, ces deux localités ont été choisies en raison de « la densité et la spécificité de (leurs) populations ». « Ce qui nous permet de réajuster notre dispositif pour permettre au scrutin de se dérouler dans un climat apaisé », a fait observer l’officier supérieur. Le colonel Blé Séraphin a, par ailleurs, expliqué qu’il était important de tester à nouveau le dispositif mis en place pour sécuriser la présidentielle du 25 octobre 2025.
L’exercice de simulation interarmées est venu préparer la conduite des missions majeures à travers l’entraînement des personnels, en vue de tester, vérifier et renforcer leur pleine capacité opérationnelle sur le terrain, tout en identifiant les insuffisances éventuelles afin d’y apporter, de façon immédiate, les mesures correctives nécessaires pour garantir une efficacité optimale des dispositifs prévus par l’opération.
Eric KOUAKOU