Le Sénégal avance avec la sérénité des champions installés. Vainqueurs de la Can 2021, les Lions de la Teranga ont franchi l’obstacle malien (1-0) sans trembler, confirmant leur solidité défensive et leur maturité collective. Pour la génération sénégalaise actuelle, l’enjeu est clair : s’inscrire dans la durée et rompre avec l’idée d’un titre isolé. Une qualification en finale viendrait asseoir le Sénégal comme la référence du football africain contemporain.
Face à eux, l’Égypte joue une partition bien différente. Recordman des sacres continentaux avec sept titres, le géant nord-africain refuse de disparaître du sommet. En éliminant la Côte d’Ivoire, tenante du titre, au terme d’un spectaculaire succès 3-2, les Pharaons ont rappelé qu’ils restent une nation de tournois, capable de se transcender dans les grands rendez-vous. L’enjeu dépasse la simple qualification : il s’agit de reconquérir un trône abandonné depuis 2010 et de prolonger une tradition d’excellence. Ce duel au Grand Stade de Tanger, mercredi à 16h Gmt, opposera la puissance de percussion de l’équipe sénégalaise à l’orgueil historique égyptien.
À Rabat, le Maroc continue de faire vibrer tout un pays. Solides face au Cameroun (2-0), les Lions de l’Atlas restent invaincus depuis le début de la compétition et avancent portés par un public acquis à leur cause. Pour le pays hôte, l’enjeu est immense. Attendu depuis 1976, un sacre continental à domicile aurait valeur de symbole, presque de réparation historique. Chaque match rapproche le Maroc d’un exploit qui marquerait durablement le football national. Mais l’obstacle nigérian s’annonce redoutable. Tombeurs de l’Algérie (2-0) avec autorité, les Super Eagles ont montré une maîtrise tactique et une discipline rarement démenties dans ce tournoi. Champions d’Afrique en 2013, les Nigérians veulent renouer avec la gloire et rappeler leur statut de puissance continentale, parfois éclipsée ces dernières années. Une qualification en finale viendrait valider leur reconstruction et leur ambition retrouvée. Le choc de Rabat, mercredi à 19h Gmt, au Stade Moulay Abdellah, opposera l’élan populaire marocain à l’expérience et au pragmatisme nigérian.
Eric KOUAKOU