Dans son discours d’investiture, le président du conseil syndical des 80 logements, élu en mai dernier, a salué la présence du premier magistrat de la commune et rendu hommage à ses prédécesseurs ainsi qu’aux anciens résidents, notamment Douo Jean (1972), Kouamé David ( 81 ans), Kra Arsène (1976) et son prédécesseur Nanan Koua Gnamantêh, ancien professeur d’anglais au Lycée moderne de Koumassi. Il a également eu une pensée particulière pour Gaoussou Konaté, ancien président du syndicat, dont l’action a contribué, selon lui, au règlement de la question foncière. « Aujourd’hui, 22 titres fonciers ont été délivrés et plusieurs sont en cours », a indiqué Kouamé Camille. Il a rappelé que les logements avaient été conçus en 1970 par la Sicogi pour accueillir des enseignants du secondaire dans le cadre de la politique de promotion du métier d’enseignant initiée par l’État. La cité comptait alors 80 logements destinés à autant de professeurs, d’où son appellation. Selon le nouveau président, l’un des principaux défis reste la consolidation des acquis et l’amélioration du cadre de vie. Son bureau, qui fait une large place aux jeunes, entend notamment œuvrer à l’entretien de la cité, au renforcement de la sécurité et à la réhabilitation des parkings.

Kouamé Camille a également soumis plusieurs doléances au maire. Il a plaidé pour la réhabilitation de la plateforme servant à la fois d’espace de jeu et de lieu d’organisation des manifestations. Il a surtout attiré l’attention sur les problèmes de circulation et de sécurité aux abords de la cité. Selon lui, les excès de vitesse des voitures, motos et tricycles exposent les riverains à des risques importants. Il a demandé l’installation de ralentisseurs à proximité de l’hôpital général de Koumassi et des 192 logements. Une aire de jeu pour les enfants figure également parmi les attentes exprimées.

Le maire Narcisse Toussaint Balley a, pour sa part, salué l’organisation des résidents et les qualités du nouveau président. Il a appelé les habitants à prendre une part active à l’entretien de leur cadre de vie, estimant que la mairie doit intervenir en complément des efforts des copropriétaires. « Nous sommes prêtes à travailler main dans la main avec vous pour faire de notre cité un arbre de paix, de propriété, de sécurité, de convivialité pour l’épanouissement de nos familles. Que votre bureau soit le ciment de l’unité de cette cité, le moteur de la cohésion sociale », a-t-il exhorté, tout en promettant l’appui de la municipalité pour les besoins dépassant les compétences des résidents.
Eric KOUAKOU