Le dirigeant sud-africain a d’abord rappelé les investissements consentis par l’instance pour améliorer l’arbitrage sur le continent. « Les populations, les investisseurs et les supporters doivent pouvoir avoir confiance dans les arbitres. C’est un domaine auquel la Caf accorde une attention particulière », a-t-il déclaré dans des propos relayés par Soccernet. Selon September, la Caf consacre des moyens financiers importants à la professionnalisation du corps arbitral. « Nous investissons beaucoup d’argent dans les arbitres. À ce jour, environ 20 arbitres sont professionnels à temps plein. Nous mettons également l’accent sur la formation et la promotion de jeunes arbitres », a-t-il précisé.
S’il reconnaît que des difficultés subsistent, le responsable de la communication assure que l’instance reste ouverte aux critiques. « Lorsqu’il y a des problèmes, nous les analysons et nous essayons de les corriger. Mais il faut toujours avoir une vision globale », a-t-il ajouté. Ces déclarations interviennent notamment après la demi-finale entre le Nigeria et le Maroc, conclue sur un score nul avant la qualification des Lions de l’Atlas aux tirs au but. Du côté nigérian, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer certaines décisions arbitrales, ciblant l’arbitre Laryea ainsi que les procédures de désignation de la Caf.
Pour Luxolo September, ces polémiques ne doivent toutefois pas occulter la réussite globale du tournoi. Il met en avant des chiffres qu’il juge historiques. « Cette Can a battu des records d’audience télévisée, de billetterie, de revenus commerciaux, de partenariats internationaux et d’intérêt mondial. On ne peut pas s’arrêter à un seul aspect pour juger l’événement », a-t-il souligné. Le dirigeant conclut en qualifiant la Can 2025 de « plus réussie de l’histoire », tout en admettant la nécessité de progresser. « Les statistiques parlent d’elles-mêmes. Est-ce qu’il y a des domaines à améliorer ? À cent pour cent », a-t-il concédé.
À ce jour, la Caf n’a toutefois publié aucun communiqué officiel spécifique concernant les plaintes liées à l’arbitrage de la demi-finale Nigeria–Maroc, un silence qui continue d’alimenter les débats au sein de la communauté footballistique africaine.
A.KONE