Arrivée le jeudi 3 septembre en fin d’après-midi, sa délégation, conduite notamment par Malick Tohé et Salif Bictogo, a d’abord effectué un passage à la Cour royale, selon une note de l’équipe de campagne du candidat.
Devant Sa Majesté Nanan Boa Kouassi III, roi de l’Indénié, le candidat a présenté ses civilités. Une séquence protocolaire qui illustre sa volonté de placer cette campagne sous le signe du respect, du dialogue et du rassemblement.
Le lendemain, après une audience avec le maire d’Abengourou, Adom Hervé Patrick, place a été faite au football et aux préoccupations des clubs. Plusieurs représentants de la zone Est ont répondu présents, parmi lesquels l’AS Tanda, Saccraboutou Sport, le FC Nafanan, l’US Fermiers et l’ASI d’Abengourou.
Les dirigeants ont exposé les difficultés auxquelles ils sont confrontés au quotidien : état des infrastructures, déplacements, charges de fonctionnement et accompagnement des clubs amateurs.
La vétusté des stades d’Abengourou et de Bondoukou a notamment été pointée du doigt. Les représentants des clubs souhaitent leur réhabilitation afin d’offrir de meilleures conditions de compétition et de rapprocher le football des populations.
Autre attente forte : davantage de clarté sur les règles de montée et de descente. Les clubs réclament que les dispositions soient connues avant le début des championnats, afin d’éviter les zones grises en cours de saison.
Sur le plan financier, les appuis actuels ont également été rappelés : 140 millions de Fcfa pour la Ligue 1, 70 millions pour la Ligue 2 et 40 millions pour la Division 3. Le football féminin et les groupements d’intérêts bénéficient également d’un soutien spécifique. Mais pour les clubs des divisions inférieures, les charges restent lourdes.
Face à ces demandes, Yacine Idriss Diallo a choisi la prudence plutôt que la surenchère. « Ce qu’on fait doit être réaliste et réalisable », a-t-il martelé, promettant de poursuivre la recherche de ressources supplémentaires.
Le cœur de son projet tient dans son slogan : « Transformer pour durer ». Professionnalisation des clubs, gouvernance, formation, performance et diversification des ressources constituent les principaux axes défendus.
Pour le candidat, la transformation ne peut cependant pas venir uniquement de la FIF. Les clubs doivent eux aussi se structurer et développer leurs propres modèles économiques, notamment pour répondre aux exigences de la Caf. La valorisation et la monétisation des contenus sportifs sont ainsi présentées comme des leviers pour attirer de nouveaux partenaires et générer davantage de revenus.
Le football féminin, la protection des jeunes joueuses et la formation figurent également parmi les priorités.
Sur les infrastructures, le candidat rappelle enfin que leur construction relève de l’État, la Fif devant plutôt accompagner les initiatives privées et exploiter les opportunités offertes par les programmes de la Fifa.
À quelques jours du scrutin, le message d’Abengourou est donc limpide : Yacine Idriss Diallo veut convaincre sur son bilan, mais surtout sur sa capacité à prolonger la dynamique engagée jusqu’en 2030. Le sprint final est lancé.
E.KOUAKOU