L’apprentissage du haut niveau se poursuit pour Camara Malika Erina Aïdy. Engagée mardi 3 novembre dans l’épreuve du 100 mètres dos aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la nageuse ivoirienne a terminé quatrième de sa série, sur cinq concurrentes, avec un chrono de 1’23’’63. Une course remportée par la Ghanéenne Mercedes Abadallah en 1’15’’51. Malgré le soutien des membres de la délégation ivoirienne, la jeune athlète n’a pas réussi à décrocher son billet pour le tour suivant. Elle a néanmoins défendu ses couleurs avec détermination.
Cette sortie intervient après une première expérience internationale sur le 400 mètres nage libre, dimanche dernier, où elle avait terminé cinquième de sa série. Des performances qui ne lui ont pas permis de poursuivre la compétition dans ces épreuves, mais qui illustrent les exigences d’un rendez-vous réunissant les meilleurs jeunes talents du mouvement olympique.
Pour Malika, la pression, le stress et la découverte d’un environnement aussi relevé constituent autant de défis à surmonter. « Ça n’a pas du tout été facile. Le niveau de la compétition est très élevé, mais je garde toujours le moral haut pour donner le meilleur de moi-même pour la suite », a confié la nageuse. Elle retrouvera les bassins vendredi prochain pour sa dernière épreuve, le 200 mètres nage libre, avec la volonté de terminer cette aventure sur une note encourageante.
Au-delà des chronos et des classements, la participation de Malika aux JOJ Dakar 2026 représente une opportunité majeure dans sa jeune carrière. Prendre part à un événement olympique, côtoyer des athlètes venus du monde entier et découvrir les exigences d’une compétition de cette dimension constituent des acquis précieux pour la suite de son parcours. Une expérience qui pourrait nourrir ses ambitions et renforcer sa préparation aux prochains rendez-vous internationaux.
Née le 22 août 2010, la nageuse ivoirienne a découvert la natation à cinq ans, à la Piscine d’État de Treichville. Depuis, elle a progressé sous l’encadrement de Kéita Fadjimba, Augustin Bilé et Bado Amadou. Son parcours a notamment été marqué par les Championnats d’Afrique de la Zone II en 2024, à Accra, où elle a décroché des médailles d’argent en relais et sur 800 mètres nage libre chez les juniors.
En 2025, toujours à Accra, elle a enrichi son palmarès de deux médailles de bronze, sur 800 mètres nage libre et 400 mètres quatre nages. En 2026, sa distinction au championnat national dans la catégorie cadette est venue confirmer sa progression.
Avant de rejoindre Dakar, elle avait également participé à la deuxième compétition fédérale de natation, le 24 octobre, à la piscine de l’Aquarium de l’Université Félix-Houphouët-Boigny. Elle y avait notamment réalisé 5’07’’12 sur une épreuve de 400 mètres nage libre et 35’’82 au 50 mètres papillon.
Malika découvre une autre dimension de son sport à Dakar. Si les podiums ne sont pas encore au rendez-vous, l’expérience olympique, elle, constitue déjà une victoire dans la construction de son avenir sportif. Vendredi, elle pourra compter une nouvelle fois sur les encouragements de la délégation ivoirienne pour sa dernière apparition dans les bassins.
J.F.PAGNI