Longtemps annoncé dans les radars de l’équipe de France, le natif d’Aubervilliers a finalement décidé de défendre les couleurs ivoiriennes. Un choix fort qui confirme l’attractivité retrouvée de la sélection dirigée par Émerse Faé, malgré une Can 2025 décevante conclue par une élimination en quart de finale contre l’Égypte. Après Elye Wahi, Martial Godo, Kader Meïté ou encore Ismaël Doukouré, la Côte d’Ivoire continue ainsi d’attirer plusieurs profils binationaux prometteurs.
Recruté l’été dernier par l’Inter Milan en provenance de Parme, Ange-Yoan Bonny a connu une première saison contrastée en Lombardie. Profitant notamment de la blessure de Marcus Thuram, le Franco-Ivoirien a obtenu un temps de jeu important et s’est rapidement illustré avec 4 buts et 4 passes décisives lors de ses 12 premiers matchs.La suite a toutefois été plus compliquée, avec un net ralentissement de ses statistiques depuis janvier et un seul but inscrit en championnat.
Malgré cela, le potentiel du joueur reste largement reconnu. Puissant, rapide et capable de jouer en pivot, Bonny apporte surtout un profil de véritable avant-centre qui faisait parfois défaut aux Éléphants ces dernières années, davantage fournis en ailiers qu’en purs numéros 9. La concurrence s’annonce néanmoins intense dans le secteur offensif ivoirien avec des joueurs comme Evann Guessand, Elye Wahi ou Vakoun Bayo.
L’arrivée de Bonny pourrait également rebattre les cartes pour Sébastien Haller. Déjà fragilisé par des performances irrégulières et des soucis physiques ces derniers mois, l’ancien buteur du Borussia Dortmund voit sa place pour le Mondial devenir de plus en plus incertaine.
A.KONE