Le projet n’aura finalement pas dépassé le stade des discussions, mais ses conséquences continuent de se faire sentir au sommet du football mondial. Dévoilée il y a plusieurs semaines, l’idée de Gianni Infantino de céder des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés avait suscité une vive réaction, notamment du côté de l’UEFA. Face à la contestation, le projet avait été abandonné.
Parmi ceux qui avaient été associés à cette initiative figurait Joshua Kushner, frère de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump. À la tête de Thrive Capital, l’homme d’affaires américain a livré sa version des faits dans un communiqué, tout en reconnaissant une erreur d’appréciation. Son groupe n’a pas su « apprécier la dimension politique du football mondial, ni jusqu’où certains étaient prêts à aller. »
Kushner défend toutefois le bien-fondé de l’investissement envisagé. Selon lui, l’opération devait permettre « un investissement nettement plus important aux pays en développement afin de former les talents locaux, de soutenir le football amateur, d’améliorer l’expérience des supporters et, en fin de compte, de développer le football partout dans le monde. »
Mais le projet a rapidement pris une tournure politique que l’investisseur dit ne pas avoir anticipée. Avec le recul, il assure : « Si nous avions su comment cela allait dégénérer, nous ne nous serions pas impliqués. » L’affaire ne s’arrête pas là. L’UEFA, qui prépare une procédure pénale contre Infantino, cherche désormais à obtenir des éléments sur ce projet.
Selon Sky News, l’instance européenne a demandé à un tribunal de New York que Joshua Kushner lui transmette des preuves concernant l’initiative portée par le président de la FIFA. Kushner n’est toutefois pas visé par la procédure que l’UEFA souhaite engager contre Infantino. Son intervention permet néanmoins de mesurer les remous provoqués par un projet qui, en quelques semaines, a profondément tendu les relations entre la FIFA et l’instance européenne.
source rmcsport.bfmtv.com