Cette initiative, portée par Assetou Tarnagda Ishane, ceinture noire 4e Dan et vice-présidente de la Fitkd chargée du Taekwondo féminin, a rassemblé de nombreuses femmes pratiquantes et passionnées de cet art martial. Elle s’est achevée par une remise de prix aux panélistes et à des participantes
À l’ouverture de la cérémonie, elle a salué l’engagement du président de la Fitkd, maître Jean-Marc Yacé, pour la promotion de la femme dans la discipline. « Nous saluons son leadership éclairé, sa vision pour l’émancipation de la femme et son engagement constant en faveur du développement du Taekwondo féminin », a-t-elle indiqué. Elle a également exprimé sa reconnaissance aux différents panélistes pour leur contribution à l’encadrement et à la formation des participantes. Pour Assetou Tarnagda Ishane, le tatami représente bien plus qu’un simple espace de combat. Il constitue une véritable école de vie. Selon elle, la pratique du Taekwondo inculque aux femmes des valeurs essentielles telles que la discipline, la persévérance, la maîtrise de soi et la résilience. « Sur le tatami, la femme apprend à tomber et à se relever. Ces valeurs dépassent l’aire de combat et se traduisent dans la vie professionnelle, familiale et sociale », a-t-elle souligné. Elle estime que le Taekwondo contribue fortement à l’autonomisation des femmes en leur permettant de développer confiance en elles, sens des responsabilités et capacité de leadership.
Moment fort de cette célébration, la conférence inaugurale animée par Yolande Yacé, ceinture noire 3e Dan et chef d’entreprise, autour du thème :
« Du tatami au leadership : le Taekwondo, une plus-value pour la femme ». Devant l’assistance, elle a retracé son parcours personnel et professionnel marqué par plusieurs responsabilités, notamment celles d’épouse, de mère de famille et de dirigeante d’entreprise. Elle a expliqué avoir découvert le Taekwondo en accompagnant son époux aux entraînements. « Le Taekwondo m’a appris la discipline, l’humilité, la patience et la force de l’esprit. Il m’a aussi permis de gérer le stress, les peurs et de dépasser mes limites », a-t-elle confié. Selon elle, la pratique de cet art martial apporte aux femmes trois principales plus-values : le renforcement du corps, la résilience et l’élévation de l’esprit, incarnée par le « Do », la voie. Mme Yacé a également évoqué certaines étapes marquantes de son parcours, notamment l’obtention d’un Master en management à HEC Paris à l’âge de 60 ans et son engagement dans l’entrepreneuriat. « Je suis la preuve vivante que l’âge n’est qu’un chiffre et que l’excellence n’a pas de date de péremption », a-t-elle affirmé.
La rencontre a également été marquée par les interventions de Aminata Makou Traoré, ceinture noire 4e Dan et présidente de la Fédération malienne de Taekwondo, ainsi que de Youeto Ehivet Ténor, élève commissaire de police et pratiquante de Taekwondo. Toutes deux ont partagé leurs expériences et encouragé les femmes à s’investir davantage dans cette discipline. Clôturant la rencontre, le président de la Fitkd, Jean-Marc Yacé, a exhorté les femmes à se rapprocher davantage de la fédération afin de découvrir les valeurs du Taekwondo. Selon lui, cette discipline contribue au développement personnel et à l’épanouissement social. « Il n’y a pas d’âge pour pratiquer le Taekwondo. Les valeurs qu’il transmet permettent d’avancer dans la vie et d’améliorer son rendement, aussi bien au travail que dans la vie quotidienne », a-t-il indiqué. Il a enfin réaffirmé l’engagement de la Fitkd à poursuivre ses actions pour la promotion du Taekwondo féminin en Côte d’Ivoire.
Eric KOUAKOU