Pour beaucoup, ce revers face à l’une des grandes nations du football mondial n’a en rien entamé leur confiance. « Nous avons perdu, mais nous ne sommes pas découragés. L’Allemagne n’est pas une petite équipe. Ce que nous attendons désormais, c’est une réaction forte contre Curaçao pour assurer la qualification. Les Éléphants ont montré de belles choses et cette défaite ne nous ébranle pas. Nous sommes convaincus que la Côte d’Ivoire passera en huitième de finale », affirme Boti Fernand, un Ivoirien vivant dans l’État du Delaware.
Même son de cloche chez Anou Zane, ressortissant burkinabè installé à Philadelphie, qui n’a pas caché son admiration pour la sélection ivoirienne. « J’ai vu une équipe ivoirienne très solide dans tous les compartiments du jeu. L’Allemagne a souffert face aux Éléphants. Avec la qualité de cet effectif et le niveau de jeu affiché, je vois la Côte d’Ivoire atteindre au minimum les demi-finales », pronostique-t-il.
Pour Serge Ballet, autre membre de la communauté ivoirienne de Philadelphie, la qualification reste largement à portée de main. « La victoire lors du premier match nous a mis sur de bons rails. Malgré la défaite contre l’Allemagne, la Côte d’Ivoire conserve toutes ses chances dans ce groupe. Curaçao est une équipe abordable, même si en football rien n’est jamais acquis. Nous souhaitons tous voir notre pays franchir le premier tour et poursuivre son aventure dans cette Coupe du monde. Après douze années d’absence, retrouver la Côte d’Ivoire sur la scène mondiale est une immense fierté », souligne-t-il.
À Delaware, Laure Mahan partage le même optimisme : « Nous avons accueilli les Éléphants avec beaucoup de fierté. Ils n’ont pas démérité face à l’Allemagne. Ils ont livré un très bon match. Je suis convaincue que nous allons gagner le troisième match. »
La qualification apparaît également comme une évidence pour Omar Nassian Yao, installé à Philadelphie : « Nous avons pris énormément de plaisir à voir les Éléphants évoluer à ce niveau. Après douze ans d’absence, les revoir en Coupe du monde est un bonheur immense, surtout ici aux États-Unis où nous vivons. Mon inquiétude concerne cependant la disponibilité des billets. Beaucoup de supporters peinent à en obtenir. Il faudrait trouver une solution pour permettre à la diaspora d’accompagner davantage l’équipe. »
Pour Madame Bah Paulin, résidant également à Philadelphie, la confiance demeure totale : « La qualification de la Côte d’Ivoire pour cette Coupe du monde organisée aux États-Unis est une immense fierté. Le premier match s’est très bien passé et, même lors de la défaite contre l’Allemagne, l’équipe a montré de belles qualités. La réussite n’était simplement pas de notre côté. Je suis persuadée que le prochain match se terminera par une victoire. Vive la Côte d’Ivoire et vive l’Afrique dans ce Mondial. » Au-delà des résultats sportifs, la présence des Éléphants sur le sol américain a suscité une mobilisation exceptionnelle de la diaspora.
Amani Lawson, résidant dans le comté de Delaware en Pennsylvanie, se souvient de l’accueil réservé aux joueurs à leur arrivée. « Nous avons accueilli les Éléphants à l’hôtel DuPont. Des supporters sont venus du Delaware, du Maryland, du New Jersey, de Pennsylvanie, Caroline du Nord et même de Washington, etc. Malgré une chaleur étouffante, nous étions tous présents. Nous avons partagé des moments privilégiés avec les joueurs et suivi leurs entraînements. Nous avons vécu intensément leurs victoires comme leurs défaites. Celle contre l’Allemagne a été douloureuse, mais nous restons convaincus que l’équipe saura rebondir et gagner le prochain match. », soutient-il.
Enfin, Isabelle Godi, installée dans le Delaware depuis près de dix ans, lance un message de résilience fidèle à l’esprit ivoirien. « C’est un immense bonheur de recevoir nos compatriotes ici aux États-Unis. Nous sommes fiers de voir les Éléphants entourés de leur communauté. La défaite contre l’Allemagne ne nous décourage pas. Chez nous, on dit souvent que « le découragement n’est pas ivoirien ». Nous avons peut-être reculé d’un pas, mais c’est pour mieux bondir. Rendez-vous le 25 juin pour écrire une nouvelle page de notre histoire. », assure-t-elle
À l’approche du match décisif contre Curaçao, un message ressort unanimement des témoignages recueillis : la diaspora ivoirienne croit en ses Éléphants. Entre espoir, fierté et mobilisation, elle attend désormais une victoire qui ouvrirait les portes des huitièmes de finale et prolongerait le rêve mondialiste de toute une nation.
Eric KOUAKOU