Après un premier mandat placé sous le signe de « Rassembler pour développer », Yacine Idriss Diallo entend désormais consolider les acquis et accélérer la transformation du football ivoirien. À Bouaké, le candidat sortant a d’abord tenu à rendre hommage aux acteurs qui l’ont accompagné depuis son accession à la tête de la FIF en 2022. « Si nous avons pu accomplir tout cela, c’est grâce à votre implication, à vos bénédictions et à votre appui », a-t-il déclaré, avant d’appeler les responsables de clubs à renouveler leur confiance.
Au cœur du nouveau programme du candidat, le renforcement des clubs occupe une place centrale. Yacine Idriss Diallo veut notamment favoriser l’émergence de clubs mieux structurés, plus solides financièrement et davantage capables de prendre en charge leur propre développement. Plusieurs mesures sont annoncées dans ce sens, parmi lesquelles la généralisation des budgets prévisionnels et des comptes structurés, le renforcement des exigences liées aux licences des clubs et la poursuite de la formation des dirigeants.
Après les secrétaires généraux et les trésoriers, les présidents de clubs devraient eux aussi bénéficier de formations spécifiques afin de renforcer leurs capacités de gestion et de gouvernance. Le candidat mise également sur la diversification des sources de revenus. Sponsoring, merchandising et outils numériques devraient ainsi être davantage exploités pour permettre aux clubs de réduire leur dépendance aux financements traditionnels.
La protection sociale des joueurs professionnels figure par ailleurs parmi les priorités affichées dans le projet « Transformer pour durer ». « Notre objectif, c’est de faire en sorte que nos clubs soient plus forts, plus autonomes, mieux structurés et capables de construire leur avenir sur des bases solides », a expliqué Yacine Idriss Diallo.
Les clubs de l’intérieur exposent leurs difficultés
La rencontre avec les dirigeants de clubs a également permis de mettre en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées les formations de district et des divisions régionales. Les échanges ont notamment porté sur la gestion des joueurs issus des quartiers, les contrats, l’arbitrage, les procédures de réclamation, les équipements et les contraintes liées aux déplacements. Les représentants des clubs ont également plaidé pour une meilleure prise en compte de leurs réalités économiques, ainsi que pour un traitement plus équitable des différentes catégories de clubs. Des préoccupations auxquelles le candidat a été invité à apporter des réponses dans le cadre de son prochain mandat.
« 500 % de voix » pour Bouaké
Dans une ambiance détendue, Yacine Idriss Diallo s’est dit confiant quant au soutien de Bouaké, allant jusqu’à lancer une formule teintée d’humour : « Comme Bouaké, c’est notre ville, on ne va pas leur demander 100 % de voix. On va leur demander 500 % de voix. » Le candidat a également rappelé la présence de deux fils de Bouaké, Issa Diabaté et Lamine Diabaté, dit Barreth, au sein de son Comité exécutif. Cette étape de la campagne avait été précédée, dimanche 6 septembre, par un accueil populaire réservé à Yacine Idriss Diallo et à sa délégation. Aux côtés du maire Amadou Koné, de nombreux habitants s’étaient mobilisés pour saluer le candidat.
Cette mobilisation a donné l’occasion au président sortant de rappeler le rôle particulier de Bouaké dans le football national, notamment depuis la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023. Yacine Idriss Diallo a salué l’organisation de cette compétition en Côte d’Ivoire et rendu hommage à l’action du président de la République, Alassane Ouattara. Bouaké devrait continuer à occuper une place importante dans l’agenda du football ivoirien. La sélection nationale y disputera notamment son premier match des éliminatoires de la CAN 2027, le 24 septembre prochain.
Avant de quitter la ville, le candidat a effectué des visites de courtoisie auprès de l’imam de la Grande Mosquée Touré Badjawari et de Nanan N’Goran Koffi II, chef de canton des Faafouê. À cinq jours du scrutin prévu le 12 septembre à Yamoussoukro, Yacine Idriss Diallo poursuit ainsi sa campagne avec une ambition clairement affichée : transformer les acquis de son premier mandat en bases durables pour le football ivoirien.
Eric KOUAKOU